SOMMET DE COPENHAGUE

Publié le par La Vie Nature

Du 7 au 18 décembre 2009

             conférence sur le climat à Copenhague

 

Nous y sommes presque.

Les pessimistes pressentent qu’elle ne sera suivie d’aucun effet,

Les optimistes.... (Voir le dernier article LVN « Les brèves »...)

Les Lavienaturistes (comme  Magali  nous appelle dans un de ses commentaires) s’informent, regardent, écoutent.

Alors à quelques jours de l’ouverture du sommet, LVN a glané quelques infos sur les « préparatifs » ; nous sommes concernés, non ?

 

La guerre du climat aura bien lieu...

L’historien Harald Welzer dissèque les violentes conséquences sociales du réchauffement de la planète.

Les Guerres du climat, Pourquoi on tue au XXIe siècle de Harald Welzer Traduit de l’allemand par Bernard Lotholary 366 pp., 24,50 €, Gallimard.

Le Darfour est le théâtre de la première des guerres climatiques. «Ce type de conflits, généralement interprété comme ethnique, puise ses origines dans des causes environnementales. Le manque d’accès aux ressources en est le déclencheur puis le conflit se développe selon des lignes ethniques», explique Harald Welzer soulignant comment, dans cette région de l’ouest du Soudan, la désertification croissante vers le sud a conduit à une compétition pour les terres entre éleveurs de bétails et fermiers sédentaires. Dans d’autres cas le lien de causalité peut être moins direct. Mais l’engrenage reste le même.«De plus en plus d’hommes disposeront de moins en moins de bases pour assurer leur survie», écrit ce professeur de psychologie sociale à Essen relevant que «dans un proche avenir, on ne pourra plus faire de distinction pertinente entre les réfugiés fuyant la guerre et ceux fuyant leur environnement».

L’originalité de la démarche d’Harald Welzer est de se concentrer sur les conséquences sociales d’un réchauffement climatique dont la réalité fait aujourd’hui une quasi-unanimité parmi les scientifiques. «Quant aux violences qu’elle entraînera, peu importe que l’évolution du climat soit anthropogène ou qu’elle corresponde à une variation naturelle comme l’histoire de la planète en a souvent déjà présenté des exemples», écrit-il.

Les effets du réchauffement seront d’autant plus dévastateurs qu’ils frappent en premier lieu les pays les plus pauvres et les moins à même d’y faire face. D’où la très probable multiplication de guerres et de violences - donc de réfugiés - mais aussi un ensauvagement des pays les plus riches «où la poussée migratoire est perçue comme une menace».

La pression monte à l'approche de la conférence sur le climat
France et Brésil d'un côté, Etats-Unis et pays du Forum de coopération Asie-Pacifique (Apec) de l'autre, ont fait monter la pression le week-end dernier, à l’approche de la conférence de Copenhague sur le climat. Le président français, Nicolas Sarkozy et son homologue brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, ont rendu publique une positioncommune à laquelle ils veulent rallier le reste du monde pour isoler les Etats-Unis et la Chine et amener ce "G2" à des concessions.

"Il nous faut l'Amérique du Sud, l'Afrique et la majeure partie des pays d'Asie pour créer le mouvement nécessaire pour convaincre les Etats-Unis, la Chine et éventuellement d'autres pays de faire les efforts voulus", souligne l'Elysée.

Les présidents français et brésilien ont promis de se rendre "personnellement" dans la capitale danoise pour la conclusion de la conférence sur le climat, qui débutera le 7 décembre.

 A l'autre bout du monde, à Singapour, Barack Obama et les autres dirigeants des pays de l'Apec ont jugé "irréaliste" la conclusion à Copenhague d'un accord légalement contraignant.

 Mais plus que la Chine, qui a engagé des efforts importants en matière d'énergies renouvelables, ce sont les Etats-Unis qui constituent le problème, estime cependant le ministre français de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo.

Barack Obama est confronté au Congrès à la résistance des républicains et de certains démocrates à son projet de loi sur le climat prévoyant des réductions des émissions de GES. Il a admis que ce texte ne serait probablement pas voté avant Copenhague.

 Les 192 pays invités à la conférence de Copenhague devront "prendre des engagements contraignants, précis, à la fois sur le plan des objectifs et sur le plan financier, notamment pour les pays les plus pauvres".

C'est l'objet du projet français d'accord autour duquel Jean-Louis Borloo s'est efforcé ces derniers mois de rallier les pays africains et d'Amérique latine, l'Inde, le Bangladesh, le Laos et le Cambodge

Il assure que la "philosophie générale" de cette proposition recueille aujourd'hui "une adhésion très large" et qu'il a reçu la semaine dernière New Delhi un accueil "extrêmement attentif et positif" du Premier ministre indien, Manmohan Singh.

Elle reprend l'objectif de réduction de 50% des émissions de GES d'ici 2050 et plaide pour une aide financière substantielle aux pays pauvres mais en reste à des principes assez généraux.

Elle a néanmoins le mérite d'être le premier engagement de ce genre d'un grand pays émergent. Le Brésil a en outre annoncé son intention de réduire de 36% à 39% ses émissions d'ici 2020.

 

Réunion ministérielle pour sauver la conférence de Copenhague

Une quarantaine de ministres de l'Environnement se sont retrouvés  à Copenhague pour tenter de sauver ce qui peut l'être du traité qui, théoriquement, doit être conclu en décembre dans la même ville pour succéder au protocole de Kyoto.

Pour le Premier ministre danois, la conférence de Copenhague peut encore permettre de s'accorder sur des objectifs comme les réductions des gaz à effet de serre des pays industrialisés, les mesures des pays en développement pour freiner l'augmentation de leurs émissions de GES, ainsi que sur la question des fonds pour aider les pays pauvres à s'adapter aux changements climatiques

 

 Cette réunion, à laquelle ont pris part les ministres de l'Environnement de Chine et des Etats-Unis, les deux plus gros pollueurs de la planète, permettra de voir si la communauté internationale rejoint la position du président Barack Obama et les dirigeants des pays de l'Apec (Asie et Pacifique).

Ceux-ci ont estimé, lors de leur sommet à Singapour  qu'on ne pourrait conclure à Copenhague en décembre qu'un accord politique, et non pas un traité en bonne et due forme.

Les pays africains, les petits Etats insulaires et certains pays d'Europe insistent pour qu'un véritable traité soit trouvé à la conférence de Copenhague.

"Tout porte à penser que (ces pays) aspirent toujours à ce que Copenhague se solde par un traité contraignant", déclare Kim Carstensen, de l'organisation écologiste WWF.

"Je doute que la majorité des pays acceptent ce plan destiné à sauver la face", estime pour sa part un responsable de Greenpeace, Kaisa Kosonen, pour qui il ne prend pas en compte les besoins des nations les plus exposées aux inondations, aux sécheresses, aux tempêtes de sable, aux épidémies ainsi qu'à la montée du niveau des mers.

Les pays du tiers monde insistent pour que les pays développés acceptent le principe d'importantes diminutions de leurs émissions de GES à l'horizon 2020 et accordent des milliards de dollars d'aide aux pays pauvres pour face au réchauffement climatique.

Les pays riches, touchés par la récession et un taux de chômage parfois supérieur à 10%, ne tiennent guère à faire des promesses trop ambitieuses dans ces négociations, lancées en 2007 à la conférence de Bali.

L'un des problèmes actuels est que les Etats-Unis, seul grand pays industrialisé à ne pas avoir ratifié le protocole de Kyoto, n'a pas encore adopté de loi fédérale fixant des limites à ses émissions de GES.

 

Le Commonwealth prône un accord contraignant à Copenhague.

Les dirigeants des 53 pays membres de ce club anglophone, dont près de la moitié sont des îles, recherchaient un consensus sur un accord global sur le climat à mettre sur la table au sommet des Nations unies sur le réchauffement climatique prévu à Copenhague du 7 au 18 décembre. Les dirigeants du Commonwealth, qui rassemble un tiers de la population de la planète, se sont engagés à plaider pour un accord "opérationnellement contraignant" lors du sommet sur le climat de décembre à Copenhague.

Dans la déclaration finale du sommet du club anglophone, le Commonwealth s'est également prononcé pour la création d'un fonds de 10 milliards de dollars destiné à aider les pays pauvres et vulnérables à s'adapter au réchauffement climatique.

"Nous nous engageons pour un soutien au processus (...) visant à déboucher sur un accord global, substantiel et opérationnellement contraignant à Copenhague et menant à un accord légalement contraignant pas plus tard qu'en 2010".

 "Le Commonwealth va réclamer un fonds d'adaptation fiable de 10 milliards de dollars pour l'an prochain, dont 10% seraient réservées aux petites îles", a annoncé Mohamed Nasheed, le président des Maldives, un des Etats les plus menacés par la montée des eaux.

 Le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, ainsi que le président français Nicolas Sarkozy et le Premier ministre danois Lars Lokke Rasmussen ont également participé.

 
Conseil des ministres népalais sur l'Everest le 4 décembre

Le gouvernement népalais a annoncé dimanche que son prochain conseil des ministres, le 4 décembre, se déroulerait sur l'Everest, pour attirer l'attention sur les conséquences du changement climatique sur les glaciers de l'Himalaya.

Le Premier ministre Madhav Nepal et les membres de son cabinet physiquement aptes se réuniront à Kalapathar, à une altitude de 5.250m. Le manque d'oxygène, à cette altitude, est un danger, et une équipe de médecins accompagnera les ministres.

Ils se rendront d'abord à Lukla, le seul terrain d'atterrissage situé près de l'Everest. De là, un hélicoptère les acheminera à Syangboche, où les médecins détermineront s'ils peuvent poursuivre l'ascension. Si tel est le cas, ils rejoindront par hélicoptère le camp de base, à 5.250m, pour un bref conseil des ministres, a précisé le ministre des Forêts et de la Conservation des sols, Deepak Bohara.

Cette réunion, a-t-il noté, interviendra à quelques jours de l'ouverture du sommet sur le climat de Copenhague, du 7 au 18 décembre. Il s'agit d'attirer l'attention sur la fonte préoccupante des glaciers de l'Himalaya, formant des lacs susceptibles d'inonder les localités situées en dessous.

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Publié dans Ecologie

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