DOSSIER LVN 1ère partie

Publié le par La Vie Nature

Le grand dossier LVN de cette nouvelle année 2010 ( première partie)

 

 

Mais à quoi sert le bio?

Le bio est-il réservé aux riches ?

 

 

env1Qu’est-ce qui nous pousse à choisir ce type de produits ?

  


1 protéger l’environnement ?

2 faire du bien à sa santé ?

3 manger mieux ?

4 soutenir les producteurs locaux ?

5 réduire les émissions de CO2 ?

6 faire le malin ?

 

Que mettez vous en priorité, amis LVN ?

Pour ma part, c’est tout un ensemble (sauf 6 bien sûr !). Je me suis d’abord tournée vers le bio par respect pour ma santé et ce n’est que  plus tard que les raisons environnementales et sociales sont devenues évidentes.

 

 

1 protéger l’environnement : comment est ce possible ?




* L’agriculture AB n’utilise pas d’engrais chimiques, pesticides et fongicides qu’elle s’interdit de répandre dans l’air et dans le sol.Une seule pomme conventionnelle peut recevoir jusqu’à 27 traitements chimiques différents.    

* L’agriculture bio est plus douce pour les écosystèmes, elle produit des denrées meilleures pour la santé ; elle permet de faire vivre des exploitants de taille modeste, respectueux de leur terroir ; le bio a plus de goût.

 

* Plus de surfaces bio, c’est moins de pesticides et de nitrates, moins de fruits fades et plein d’eau, moins d’animaux élevés dans des conditions carcérales, moins de fraises qui ont parcouru 10000km. 

 

A ces substances « préoccupantes », selon la dénomination des autorités, l’agriculture bio préfère les bons vieux compost et fumier ...

Le bio repose sur l’adage « mieux vaut prévenir que guérir » :env9.jpg

Par exemple, plutôt que d’inonder les parcelles de phytosanitaires dés l’apparition de tâches suspectes sur les feuilles, le fermier regardera la rusticité d’une plante et sa capacité à cohabiter avec d’autres espèces locales, utilisera d’autres techniques pour éliminer parasites, maladies et mauvaises herbes,le plus naturellement du monde, utilisera la rotation des cultures. « En alternant les cultures, par exemple une année du mais, puis du blé, puis du pois, o n limite les foyers d’infection. Et en mélangeant plusieurs variétés sur une même parcelle, on limite aussi la sensibilité relative de chaque variété ... les sols biologiques contiennent plus de vers de terre, donc sont mieux aérés. Ils permettent une meilleure infiltration des eaux et sont, de  fait, plus résistants à la sécheresse ou à l’érosion ».

 

* Le bien-être animal fait partie intégrante du cahier des charges.

Nourris exclusivement aux aliments bio (idéalement les fourrages maison), non attachés, libres de gambader dans les pâturages quand les conditions climatiques le permettent, ils ne subissent pas l’horreur de grandir écrasés dans des cages ou des boxes individuels bétonnés.

 

2 faire du bien à sa santé ?

 .

env10*Les poulets bio contiennent globalement moins de lipides  et plus de « bon gras ».Et dans l’agneau, le gastronome avalera des acides gras plus riches en oméga 3.Le pain bio par sa farine moins raffinée, contient plus de fibres, plus de mineraux et plus de vitamines.

 

*Un aliment conventionnel a 40% de chances d’avoir des traces de pesticides qui ne disparaîtront pas forcément aprés un passage sous le robinet. L’aliment BIO en contient 2% à 6% seulement.

Et les nitrates sont en quantité 50% inférieure dans le BIO, sans parler des résidus d’antibiotiques  ou d’hormones dans la viande, dont les animaux BIO sont épargnés.

 

* Dans une assiette BIO, on trouve aussi plus d’éléments bénéfiques à la santé. Un trés léger apport en magnésium et en fer dans les légumes, mais surtout une proportion supérieure d’antioxydants, cette famille de molécules dont on commence à découvrir  l’efficacité  contre le vieillissement des cellules. On a constaté que des pêches BIO, par exemple, peuvent présenter des taux de polyphénols -des antioxydants- bien supérieurs, parfois le double, à ceux des conventionnelles, probablement parce que les cultures BIO ne sont pas protégées par les pesticides et doivent réagir aux agressions extérieures, comme les insectes ou les maladies, selon L’INSERM. C’est cette réaction qui provoque une concentration accrue d’antioxydants.

Les poulets BIO contiennent globalement moins de lipides et plus de bon gras.

Et dans l’agneau, le gastronome  avalera des acides gras plus riches en oméga3. Le pain BIO, enfin, par sa farine moins raffinée, contient plus de fibres, plus de minéraux  et plus de vitamines.

 

3  manger mieux ?env7.jpg

Pour ses défenseurs, aucun doute. Les tomates BIO ont un vrai goût de tomate, la côte de porc, un vrai goût de porc etc...pour d’autres les produits BIO n’ont pas meilleur goût. Des pommes Bio sont plus fermes (institut suisse), à l’inverse, une étude de l’INRA souligne qu’entre deux côtelettes BIO un jury français préfère la conventionnelle car la Bio a un gras d’odeur forte de  trèfle blanc, plante plus abondante dans les prairies Bio dont se nourrissent les agneaux.

 

 

 

4 soutenir les producteurs locaux ?env2-copie-1.jpg

* Plus de la moitié des 12000 exploitations agricoles bio font de la vente directement à la ferme.Et un quart des consommateurs de bio en achètent de temps à autre directement chez le producteur. Les AMAP (associations pour le maintien d’une agriculture paysanne) , groupes de consommateurs mettent un point d’honneur à manger fruits,légumes et viandes produits à 50km maximum de leur lieu de vie.

 

5  réduire les émissions de CO2 ?

*Prendre  en compte le coût carbone de nos achats est indispensable .

Des pommes bio du Chili ou mieux de Nouvelle Zélande est un non-sens. Allez voir du côté des marché bio et des producteurs locaux.

 

6 faire le malin ?

N’y aurait-il pas un brin de snobisme à consommer bio ?

Peut-être, admet une consultante d’un cabinet de conseil en développement durable. Acheter au marché bio ou dans une enseigne spécialisée, c’est aussi une manière de se distinguer de l’achat ordinaire en supermarché.

 

Le bio est-il réservé aux riches ?env3-copie-2.jpg

 

Nombreux sont ceux qui considèrent encore le bio comme un luxe superflu. Pourtant acheter du bio ne coûte pas plus cher que les grandes marques en supermarché et guère plus cher que les marques distributeurs ( hors premiers prix et produits discount). Pour peu que l’on adhère à un panier de fruits et légumes bio ou à une Amap et que l’on fasse le reste de ses courses  dans une coopérative bio, la note s’en trouvera considérablement allégée.( journal « l’âge de faire »).

 

Le magazine Terra Eco a rempli 4 caddies en juin dernier de produits frais, produits laitiers, produits divers, cosmétiques, fruits et légumes.

Il faut comparer ce qui est comparable a été le point de départ de l’enquête.

Les prix s’échelonnaient de 48,59euros dans un supermarché premier prix, 74,88euros dans un supermarché produits de marque, 121,92eurosdans un supermarché produits bio, 126,48euros dans un magasin bio.

L’objectif consistait justement à dépasser cette notion de prix économique et de pousser la comparaison sur la dimension environnementale et sociale des différents paniers-type.

 .

 

Comment raccourcir les circuits de distribution ?

 

 

Avec de nouveaux modes de distribution et d’organisation, le bio pour tous pourrait ne pas rester qu’un slogan

 

Comment est-il possible d’actionner sur le piston prix ?

 env11*Plus on achète en direct au producteur , moins on engraisse les intermédiaires.

 Des consommateurs ont d’abord choisi de les supprimer. Les lieux de vente dircte se multiplient. La vente directe permet d’obtenir des prix qui se situent entre ceux d’un magasin spécialisé comme Biocoop et d’une grande surface. La différence de prix entre un kilo de steack haché en magasin bio (81,68euros) et de marque de distributeur (87,109) s’explique aussi par les aides européeennes dont a bénéficié le producteur de boeuf non bio. En face, les producteurs bio perçoivent un soutien moindre à la conversion puis au maintien de l’exploitation.

 

* acheter en vrac

env4-copie-1.jpgUne biocoop a comparé deux caddies contenant les mêmes aliments, l’un en produits pré-emballés, l’autre uniquement avec des produits en vrac:32,8 euros pour le premier, 20,51 pour le second.

 

*privilégier les tailles familiales plutôt que les conditionnements individuels

 

 *faire soi-même

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« Manger bio, c’est manger autrement ». (France Guillain, auteur de « manger bio, c’est pas cher »). Continuer à se gaver de sodas et de chips-mais bio-n’a pas le moindre sens.

Pour faire du bien à son portefeuille, il faut limiter les plats cuisinés chers (et trop salés), les friandises coûteuses ( et trop sucrées), laisser moins de place à la viande et plus à des légumineuses abordables et gorgées de protéines.

 

*La restauration collective est une autre voie prometteuse pour le bio. Avec à peine 2% est de surface utilisée pour l’agriculture bio- ridicules face au 11% de l’Autriche-, la France forcée d’importer 50% des produits biologiques qu’elle consomme.


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 Avec 20% de surface agricole bio, comme l’a prévu le Grenelle de l’environnement pour 2020, c’est sûr, les volumes suivraient et les prix devraient baisser.

  

 


A LVN, nous croyons au partenariat, à la proximité, à la solidarité et à l'amitié. Les producteurs travaillent avec nous avec ces mêmes valeurs, nous faisant profiter de produits exceptionnels aux prix que vous savez. Le système de livraison a pu être mis en place grâce à Sabine et à Maria qui ont mis les locaux de l'Espace à notre disposition et aussi grâce à des volontaires que toutes les semaines préparent les commandes. Pour l'instant nous avons 11 volontaires. Etant donné qu'il est souhaitable d'avoir 2 personnes pour faire la préparation des commandes, chaque personne va venir environ 1 fois par mois. Ce serait bien d'avoir un peu plus de volontaires pour n'avoir à le faire que tous les 2 mois.
Contactez-moi, ce n'est pas compliqué à faire ! (Susana)

 

 

 

 

Links: www.reseau-amap.org

           www.reseaucocagne.asso.fr

           www.lespaniersbio.fr

           www.bioprimeur.fr

 

Cet article a été réalisé à partir du magazine Terra Eco de juin 2009 et le journal l’âge de faire de novembre 2009

 

A suivre : Hard discount et bio : union contre-nature ?

                 Bio/ conventionnel : les secrets de fabrication.

                 Les AMAP : qu’est ce que c’est concrètement ?

Publié dans Réflexion

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