Lundi 6 juin 2011 1 06 /06 /Juin /2011 17:25

 

 

 

                                

Comment parler aux enfants des agressions sexuelles qui font l'actualité? (le Monde du 24 mai)

 

  

Claude Halmos, psychanalyste et chroniqueuse au "Monde Education" répond aux questions que beaucoup de parents se posent en ce moment 

 

Emma : Mère de trois jeunes enfants, je n'ai pu empêcher qu'ils entendent parler de l'affaire DSK. Qu'est-ce qu'un agresseur sexuel, un viol ? Les questions ont fusé. Jusqu'où faut-il aller dans l'explication sans les terrorise

 

Claude Halmos Je crois qu'on peut très bien expliquer sans terroriser. Ce qu'il faut, pour qu'un enfant comprenne, c'est expliquer la sexualité, avec des mots simples en fonction de l'âge. Il faut expliquer la différence des sexes, la conception et le rôle du père, la grossesse.

Et expliquer en même temps les interdits : l'interdit de la sexualité entre adultes et enfants et l'interdit de l'inceste – relations amoureuses et sexuelles entre membres d'une même famille.

Il faut expliquer que la sexualité est quelque chose qui se passe entre grandes personnes, mais c'est surtout quelque chose, chez les humains, qui ne peut se passer qu'entre personnes qui sont d'accord.

Parce qu'on n'a pas le droit de se jeter sur quelqu'un, même si on est très fort, et de prendre ce quelqu'un pour faire ce qu'on a envie de faire avec lui.

Il faut savoir qu'il y a des grandes personnes à qui on n'a pas appris cette règle-là quand ils étaient petits. Ces grandes personnes croient donc – ou font semblant de croire – qu'elles peuvent faire n'importe quoi. C'est vrai pour toutes les règles.

Il y a des grandes personnes qui croient qu'on peut voler sans être puni, ou taper sur les autres sans être puni, et d'autres qui croient qu'on peut prendre quelqu'un malgré lui, par la force. Ce n'est pas vrai, c'est interdit, et ça porte un nom particulier : un viol. C'est quand une personne, parce qu'elle est plus forte que l'autre, va prendre une autre personne, plus faible, pour lui imposer de faire avec elle des choses que cette personne ne veut pas.

Et ce qui est important, c'est qu'il n'y a pas pour des enfants petits à entrer dans les détails. Il faut faire attention de ne pas leur mettre dans la tête des images qu'on peut avoir soi-même.

Aline : Est-ce que l'affaire DSK peut créer un rapport angoissant à la sexualité chez les enfants ?

L'affaire DSK peut, bien sûr, créer un rapport angoissant à la sexualité si on ne parle pas avec l'enfant, si on ne lui explique pas. Il peut rester avec l'idée que le monde est une jungle dans laquelle il y a des prédateurs qui peuvent – même si personne ne sait ce que DSK a fait ou non – à tout moment se jeter sur les plus faibles, donc éventuellement sur les enfants. Il faut vraiment rappeler que ces actes sont terribles mais qu'ils sont exceptionnels.

Et qu'ils sont punis par la loi. Mais il faut aussi, quand on explique, faire attention à la fois de donner les vraies explications et de ne pas fabriquer pour l'enfant un film d'horreur. On donne les explications le plus sobrement et plus clairement possible, on répond aux questions qui peuvent venir à l'enfant à la suite de ces explications, mais on le laisse fabriquer ses propres images dans sa tête, et on lui dit bien que s'il pense à des choses ensuite, le soir ou le lendemain, en parlant avec ses copains, on en reparlera avec lui.

Lili : Est-ce que le fait que DSK représente une figure d'autorité (président d'une grande institution) ne rajoute pas une dimension perturbante pour les enfants dans leur rapport au vrai et au faux, au bien et au mal ?

Cela peut en tout cas accroître pour eux l'idée qu'il y aurait une catégorie de gens sur la Terre qui, à cause de leur pouvoir, seraient à l'abri des lois.

Par exemple, assez souvent, en thérapie, les enfants posent la question de savoir si les policiers eux-mêmes sont soumis à la loi : peut-on être agent de la force publique, chargé de faire respecter la loi par les autres, et en même temps être soumis à cette même loi ? Evidemment, la réponse est oui, et on peut expliquer à l'enfant qu'il y a une police des polices.

Mais cela veut dire que, par exemple, quand on lui met une limite à la maison, on lui explique bien que les parents qui mettent cette limite la mettent non pas comme un caprice ou une lubie, mais parce que c'est une loi que tout le monde doit respecter. Par exemple, on ne jette pas des objets par la fenêtre. Même les grandes personnes, même les parents doivent respecter cette règle. Donc une histoire d'actualité comme ça peut, si on parle avec l'enfant, permettre de donner ou de préciser des repères qu'il n'avait pas forcément.

Hubert : Les enfants n'en savent-ils pas plus que nous voulons bien le croire ? Ils discutent entre eux, regardent les infos, etc.

Bien sûr qu'ils en savent plus qu'on ne croit. Et surtout, il y a des savoirs de cours de récré sur la différence des sexes et la sexualité notamment, qui circulent et sont souvent des vérités soit parcellaires, soit très imaginaires. Donc quand un enfant pose une question, il est toujours très important, avant de répondre, de lui demander ce que lui en pense, ce qui lui sait déjà ou croit savoir, ce qu'il a entendu là-dessus.

Car à ce moment-là, on part de ce qu'il a déja dans la tête pour confirmer ou pour faire évoluer les choses.

Et puis, en lui posant cette question, on lui signifie aussi que ce n'est pas une faute de savoir des choses là-dessus, qu'il a le droit, qu'on ne va pas le gronder parce qu'il a parlé du viol avec ses copains. Ce qui est important, c'est qu'après avoir parlé aux copains, il faut en parler aux parents, qui ont des informations plus sûres que les copains.

Mathilde : L'affaire DSK a donné lieu à un déferlement de commentaires sexistes. Faut-il systématiquement expliquer aux enfants que nous ne sommes pas d'accord avec cela ? Ou ne doit-on pas trop les ennuyer avec cela alors qu'ils sont si jeunes et ne mesurent pas encore bien l'enjeu ?

Il y a une différence entre "prendre la tête" des enfants avec un sujet et les informer. On peut leur dire que, dans ce qui a été dit, il y a eu des commentaires qui montraient que certaines personnes pensent que les hommes sont supérieurs aux femmes, que les garçons sont supérieurs aux filles, ce qui est idiot, car les garçons ont des choses que les filles n'ont pas, mais les filles ont des choses que les garçons n'ont pas. Les garçons ont un pénis et les filles n'en ont pas, par exemple, mais elles ont des organes sexuels qui ne se voient pas, qui leur permettent d'avoir des enfants, ce que les garçons n'ont pas. Donc les garçons et les filles sont différents, mais aucun n'est supérieur à l'autre.

Si cela intéresse l'enfant, il en reparlera, sinon, il laissera tomber, et cela lui reviendra peut-être un ou deux ans plus tard à l'occasion d'un autre événement. on n'est pas obligé de lui infliger des théories féministes ou autre. On peut juste l'informer.

Samuel : Je trouve que dans un monde idéal les enfants devraient être épargnés par ce genre d'information... Mais il n'est pas possible de vivre dans une bulle.

Jean-Baptiste : Est-ce qu'il n'est pas finalement plus simple d'éteindre la télévision et d'éviter à l'enfant d'être confronté à de sordides histoires dès son plus jeune âge ?

Si on faisait cela, cela voudrait dire qu'on essaie de faire vivre l'enfant dans une bulle où il est protégé de la violence du monde. Ce n'est pas possible, car même si on éteint la télévision, dans les autres familles, la télévision ne sera pas éteinte, les enfants à l'école auront entendu parler des choses, et l'enfant, donc, qui n'aura pas vu la télévision, entendra parler de ces choses.

Donc on ne peut pas épargner à l'enfant la violence du monde. On peut lui en épargner une partie, par exemple en sélectionnant ce qu'il voit à la télé. Surtout, on peut filtrer cette violence et faire en sorte qu'il soit de plus en plus armé pour la supporter, en l'entourant et en en parlant avec lui.

Mais cela pose une question très importante, parce que si on protégeait complètement un enfant de la violence du monde, cela veut dire que le jour où il sortirait quand même dans le monde, devenu grand adolescent ou jeune adulte, il prendrait cette violence de plein fouet sans avoir été armé, depuis son enfance, pour la supporter.

Et c'est important de le rappeler, parce qu'à notre époque où la vie est de plus en plus violente pour les parents, ils essaient souvent de préserver de façon excessive leurs enfants.

C'est justifié quand il s'agit de la violence à la télévision, bien sûr, mais ça ne l'est pas quand il s'agit, par exemple, de laisser passer des transgressions ou de ne pas lui imposer des limites en disant : "il est encore petit, il aura bien le temps de souffrir plus tard".

C'est quelque chose qui n'aide pas les enfants.

Georges : A partir de quel âge faut-il alerter les enfants sur l'existence d'agresseurs sexuels ? Ma fille de 8 ans, qui aimerait aller seule à l'école toute proche, nous traite de trouillards...

Guest : En tant que parents, comment réussir à prendre du recul – alors qu'avec toutes ces affaires d'agressions sexuelles impliquant des enfants, on a l'impression que les pédophiles sont partout ? Cela peut générer de l'angoisse chez les parents.

Laetitia : J'ai un souci que peut-être d'autres parents partagent: les médias relatent aussi de nombreuses affaires sordides d'agressions sexuelles qui concernent des enfants. J'en viens à craindre que mon enfant soit agressé (on a l'impression qu'il y a des pédophiles partout). C'est devenu tellement problématique pour moi que je consulte une psy depuis quelques mois. Comment réussir à prendre du recul par rapport à cela, et à ne pas transmettre cette peur à mon enfant – tout en le mettant en garde.

C'est une angoisse des parents qui est légitime. Mais il faut pouvoir relativiser les choses.

Les pédophiles existent, mais il n'y en a pas partout, même si, comme les médias parlent à juste titre beaucoup des agressions sur les enfants lorsqu'elles surviennent, on peut avoir l'impression que c'est tout le temps et partout. Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que la meilleure protection pour les enfants, c'est de leur expliquer les choses, c'est qu'ils soient informés des dangers.

Parce que cela veut dire qu'eux-mêmes sont prévenus et à même de réagir si un adulte leur fait des propositions. Et il faut savoir que la majorité des agresseurs - pas tous, certains usent de la force mais ce n'est pas le plus fréquent - jouent sur l'ignorance et la crédulité de l'enfant.

On lui propose d'aller voir quelque chose, on le fait monter dans une voiture, etc.

Comment prévenir un enfant ? Un enfant ne peut être armé pour se défendre envers d'éventuels agresseurs que s'il sait ce qu'est la sexualité et s'il connaît les interdits – inceste, sexualité entre adulte et enfant. On peut alors expliquer à l'enfant – dès l'âge de 3 ans – que certains adultes, qui sont malades dans leur tête, même si ça ne se voit pas forcément, font semblant de ne pas connaître cette loi.

Et donc proposent à des enfants de faire des choses que les grandes personnes ont le droit de faire quand elles sont amoureuses avec d'autres grandes personnes qui sont d'accord, mais qu'elles n'ont pas le droit de faire avec des enfants.

Donc on ne suit jamais une grande personne qu'on ne connaît pas ou qu'on ne connaît pas beaucoup, quoi qu'elle raconte. Même si elle dit : "ta maman m'a dit de venir te chercher, ta maman est à l'hôpital". D'autre part, si la personne insiste, on demande de l'aide au premier adulte qui passe, et on crie pour alerter tout le monde, parce que les grandes personnes malades qu'on appelle des pédophiles sont des gens qui savent très bien que ce qu'ils font est interdit, et qui ne veulent pas que la police vienne les prendre.

Une fois qu'on a expliqué ça, on peut dire à l'enfant que tous les parents sont inquiets, car ils savent que ce genre de choses existent, et que donc soi-même on est inquiet, mais cela ne veut pas dire que ce genre de choses arrivent tout le temps.

Mais si on ne permet pas à un enfant d'aller seul à l'école, cela ne peut pas être seulement à cause d'agresseurs sexuels éventuels. Ca peut être parce que le chemin est long, parce que la rue n'est pas très fréquentée, etc. Et il est important de dire à l'enfant qu'on pense que pour l'instant il n'est pas encore capable de le faire, mais que progressivement il va le devenir et qu'on va l'aider à le devenir. Par exemple en faisant le chemin avec lui plusieurs fois pour voir comment il se débrouille.

Laetitia : Mais est-ce que ce n'est pas anxiogène de dire tout ça à un enfant ? Cela fait beaucoup d'informations – essentielles, je suis d'accord...

Ce n'est pas anxiogène. Cela peut inquiéter momentanément l'enfant, comme cela peut l'inquiéter si on lui dit : "on ne s'approche pas n'importe comment même d'un chien qui a l'air gentil, sinon on risque de l'effrayer et qu'il devienne brutal pour se défendre". C'est inquiétant, éventuellement, parce qu'on révèle à l'enfant l'existence d'un danger qu'il ignorait.

Comme il peut ignorer que la porte du four brûle quand le four est allumé, et qu'on ne doit pas mettre ses mains dessus. Mais qu'il s'agisse du four, du chien ou des pédophiles, en même temps qu'on l'informe du danger, on lui donne la méthode pour éviter ce danger.

Quand un enfant est angoissé, il l'est parce qu'il est confronté à des peurs imaginaires qui n'ont par définition pas de limites. Et par rapport auxquelles il se sent impuissant.

Si on dit à un enfant : "on aborde un chien d'une certaine façon", on lui dit par là-même qu'il n'a pas besoin d'avoir peur des chiens s'il se conduit d'une façon appropriée avec eux.

Et si, de façon transitoire, il est néanmoins inquiet – ce qui encore une fois est normal puisqu'il vient de découvrir l'existence d'un danger qu'il ignorait –, on en reparle avec lui pour bien lui expliquer que ce danger est un danger contre lequel il peut quelque chose.

On est donc dans un univers de réalité dans lequel les dangers sont cernés et ont des limites, et par rapport auxquels l'enfant a des moyens d'action. On n'est donc pas du tout dans l'univers du cauchemar anxiogène, où l'on subit sans rien pouvoir y faire.

Morel : Comment aborder la question du viol ou de la contrainte sexuelle avec un enfant qui ne sait pas exactement ce que sont des rapports sexuels "normaux" ? Faut-il expliquer tout le fonctionnement de la sexualité à des enfants de 6-8 ans ?

Un enfant de 6-8 ans devrait savoir depuis déjà longtemps ce qu'est un acte sexuel. Il existe d'ailleurs des petits livres qui aident beaucoup les parents, qui sont très bien faits, avec des explications très claires, et des schémas très pudiques, qui permettent à l'enfant de comprendre ce dont il s'agit.

C'est très important, parce que ce savoir évite beaucoup d'angoisses, dont on retrouve la trace, par exemple, dans les analyses de personnes adultes, qui racontent comment, faute d'explications, elles étaient – qu'elles aient été garçons ou filles – terrifiées par la sexualité. Celle-ci pouvait leur apparaître comme un acte incompréhensible et monstrueux.

Alain : Est-ce que les enfants ne voient pas tous les jours dans les films et séries télé des choses équivalentes ou pires à ce qu'on voit dans l'actualité ?

Bien sûr. Ce n'est d'ailleurs pas forcément qu'ils regardent ce genre de films, surtout sans accompagnement. Mais s'ils les ont vus, c'est important de leur dire qu'il s'agit de fictions, de comédiens qui jouent, et ce n'est pas pour de vrai.

On joue à se tuer avec des revolvers, mais c'est pour de faux. Ce qui peut être déstabilisant pour un enfant, c'est de se rendre compte que des choses que d'habitude on voit dans des films qui font peur peuvent aussi exister dans la réalité.

Et c'est là qu'il faut l'accompagner en lui disant bien que de tels faits existent, mais qu'ils sont heureusement exceptionnels.

Diane : Comment expliquer la présomption d'innocence aux enfants ?

On peut l'expliquer comme aux adultes, mais en leur donnant des exemples de leur vie. Par exemple : "un copain a été dire à la maîtresse que tu lui as volé son cartable". Ou bien la maîtresse ne cherche pas à savoir et te dit : "tu es un voleur", elle te punit, t'envoie chez le directeur, on convoque tes parents et c'est terrible. Ou bien la maîtresse fait bien son travail, et va faire une enquête pour savoir si ce dont ton copain t'accuse est vrai.

Et tant qu'on n'a pas la preuve que c'est vrai, tu es "présumé innocent", c'est-à-dire qu'on n'a pas le droit de dire que tu es coupable, parce qu'on ne peut pas le prouver et que ce serait très grave de dire à quelqu'un qu'il a fait quelque chose de mal alors qu'il ne l'a pas fait.

Dans la société, la police et la justice font la même chose que la maîtresse : on enquête ; si l'accusation à l'issue de l'enquête se révèle vraie, la personne accusée sera jugée et punie ; si ce n'est pas vrai, elle sera libérée et elle aura même le droit d'attaquer en justice la personne qui l'a accusée de façon injuste. Cela s'appelle une dénonciation calomnieuse.

Pourquoi aura-t-elle ce droit ? Parce qu'être accusé de quelque chose qu'on n'a pas fait, c'est terrible. Si on t'accuse de voler et que tu n'as pas volé, tu vas être très malheureux. Et en plus, accuser quelqu'un, cela veut dire que tous les autres vont penser qu'il est un voleur, par exemple.
Si tu es vraiment un voleur, tu n'as à t'en prendre qu'à toi, mais si tu ne l'es pas, c'est terrible. Donc on se donne les moyens d'enquêter.

Eludug : Et quand l'information journalistique entre dans le domaine de la pornographie ? Que donner comme explication aux enfants qui y sont confrontés ?

Je crois qu'avec des adolescents on peut aborder les détails des actes de la sexualité. Je crois qu'avec des enfants petits, autant il est très important de leur donner des informations sur la sexualité, autant il n'y a pas à entrer dans les détails des actes qu'ils ne peuvent pas comprendre parce que c'est très loin de leur propre forme de sensualité – la sexualité des enfants n'a rien à voir avec celle des adultes –, et d'autre part, parce que cela prêter à ce qu'ils fabriquent dans leur tête des images traumatisantes pour eux.

Donc on peut très bien leur dire : "Tu sais que je t'informe des choses que tu as le droit de savoir et que tu peux comprendre, je t'ai appris la différence entre les garçons et les filles, comment on fait fait les enfants, ce qui se passe entre des grandes personnes qui s'aiment, mais pour le reste des détails, ce sont des choses que tu découvriras toi-même quand tu seras plus grand, et dont nous pourrons parler à ce moment si tu en as besoin. Parce que quand on est un enfant et qu'on s'occupe trop des choses de la vie des grandes personnes, ça empêche de grandir."

 

 

Par La Vie Nature - Publié dans : Famille / Enfants
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Jeudi 7 avril 2011 4 07 /04 /Avr /2011 00:00

 

Ce 30 mars 2011 j’ai lu pour vous deux articles...quelque peu différents !        

 

Rejet du dernier recours en justice de Muhammad Yunus contre son éviction de la Grameen Bank

 

                                                  yunus1-1-.jpg 

 

Muhammad Yunus, un Nobel "prêteur d'espoir "qui dérange.

PrixNobel de la paix 2006 , évincé de la direction de la Grameen Bank, établissement de microcrédit dont il est le fondateur.  

 

Début mars, la banque centrale avait ordonné son éviction, affirmant que le prix Nobel, âgé de 71 ans, continuait de travailler, en violation de la loi nationale sur les retraites.

Muhammad Yunus a contesté cette éviction, affirmant que les pouvoirs publics cherchaient à prendre le contrôle de la banque, dont ils possèdent 25%. La Grameen est spécialisée dans le microcrédit aux pauvres. Critique de longue date du gouvernement, M. Yunus avait dénoncé un règlement de comptes politiques.

                                                         

 

  Fondée il y a trente ans au Bangladesh - l'un des pays les plus pauvres de la planète - pour offrir des microcrédits aux exclus du système bancaire, cette institution , la Grameen Bank y a déjà permis la réinsertion sociale de plusieurs millions de personnes.Son modèle, efficace et rentable, a été copié partout dans le monde, jusque dans les pays développés où les banques commerciales classiques rechignent à servir les plus démunis, malgré les pressions des pouvoirs publics  et de l’opinion.

  M. Yunus et la Grameen Bank (6 millions de clients, dont une majorité de femmes, pour 1861 agences, 17 400 employés et 5,7 milliards de dollars de prêts distribués, soit 1 % du PIB du pays) ont démontré que même les plus démunis peuvent oeuvrer en faveur de leur propre développement.Il se bat pour faire reconnaître l'accès au crédit comme un droit fondamental de la personne.

Au Monde, qui l'a rencontré , celui qui se voit moins en "banquier des pauvres" qu'en "prêteur d'espoir" - et pour qui l'ex-président des Etats-Unis Bill Clinton avait réclamé un prix Nobel d'économie en 1997 - avait confié son "rêve" de voir la pauvreté sinon éradiquée du moins jugulée en 2015, grâce au développement du microcrédit dans le monde.

Pour M. Yunus, en effet, il est possible d'apporter des réponses simples à des problèmes compliqués. Cette conviction lui vient à 30 ans, lorsqu'il rentre des Etats-Unis, où il a fait ses études, pour enseigner l'économie à la faculté de Chittagong : "C'étaient les débuts de l'indépendance. Une terrible famine frappait le pays, et j'ai été saisi d'un vertige, voyant que toutes les théories que j'enseignais n'empêchaient pas les gens de mourir autour de moi", se souvient-il. Il décide alors d'agir, en distribuant des petits prêts à des personnes démunies de son entourage.

Malgré les mises en garde, il commence par prêter de l'argent de sa poche, puis négocie des prêts garantis par lui auprès d'une banque locale et, enfin, obtient de l'argent de la Banque centrale. Les emprunteurs montent de petits commerces et remboursent leurs dettes. C'est la naissance d'une véritable banque, en 1976, qui se verra adjoindre plus tard toute une série de filiales - téléphonie mobile, accès à Internet, panneaux solaires etc.

Le charismatique professeur d'économie est satisfait. Il a démontré que, "pour créer de la richesse, il faut donner accès au capital »... Un concept économique de portée universelle, enseigné en première année d'économie. Surtout, M. Yunus a fait tomber bon nombre d'idées reçues répandues chez les banquiers : "Les pauvres ne sont pas responsables de leur pauvreté. Ils ne sont ni des incapables ni des fainéants, mais des victimes. C'est la société qui les a fait pauvres", s'emporte-t-il. "Il faut donner à chacun la possibilité de devenir entrepreneur", ajoute-t-il. M. Yunus fustige ces banques qui ne jouent pas leur rôle dans l'économie, en tenant les pauvres à distance : "Un système qui exclut les deux tiers de la population mondiale ne peut être juste !",conclut-il.

                                                    ......................................

     

Et aussi ce 30 mars ...

 

 

             Le show Berlusconi à Lampedusa

                          Le Point.fr - Publié le 30/03/2011 à 14:50 - Modifié le 30/03/2011 à 17:20

Le chef du gouvernement italien a promis monts et merveilles aux habitants de l'île envahie par les immigrés, y compris un golf et une candidature au prix Nobel de la paix.

  

Silvio Berlusconi a offert un véritable show mercredi aux habitants de Lampedusa, à qui il a promis monts et merveilles, y compris un golf et une candidature au prix Nobel de la paix, pour les dédommager des débarquements de migrants sur leur île. Arrivé à 14 h 20 sur l'île, un confetti de 20 kilomètres carrés à mi-chemin entre Tunisie et Sicile, le Cavaliere a débarqué un quart d'heure plus tard, tout sourire, devant la mairie à côté du port, où l'attendaient quelques centaines d'habitants sous un soleil écrasant. En costume et chemise noirs sans cravate, il n'a pas laissé le gouverneur de Sicile finir son discours et s'est emparé du micro. "J'ai mis au point un plan que je suis venu vous expliquer. Il est déjà opérationnel depuis minuit", a-t-il lancé aux habitants exaspérés par la cohabitation forcée avec les 6 000 immigrés.

 

 

 

                                       lampedusa-immigration-tunisie-ben-ali-berlusconi-285629-jpg.jpg

 

 

 

Il a promis l'évacuation de tous les immigrés "d'ici deux jours et demi, soit 48-60 heures" afin que Lampedusa soit "habitée seulement par les Lampedusains", suscitant l'enthousiasme de la foule qui l'a acclamé aux cris de "Silvio ! Silvio !". Silvio Berlusconi aime se présenter comme un sauveur dans les situations désespérées, comme à Naples lors de la crise des ordures, en octobre dernier, ou à L'Aquila, ville victime d'un séisme meurtrier le 6 avril 2009. ..

 

"Lampedusa redeviendra un paradis"

Aux habitants, il a fait miroiter des négociations avec le nouveau gouvernement de Tunis pour empêcher les départs de migrants et a annoncé l'achat massif de chalutiers tunisiens pour empêcher les passeurs de les utiliser.  A suivi une longue liste de promesses : nettoyage de la "colline de la honte" près du port où se sont accumulés immondices et excréments, remboursement des dépenses de la commune, promotion du tourisme local...

. "Lampedusa redeviendra un paradis", a-t-il promis, en proposant un "plan couleur" pour le mobilier urbain de l'île qu'il trouve trop monotone. La liste ne s'arrête pas là : carburant à prix réduit pour les pêcheurs, "bureaucratie zéro" pour ouvrir un nouveau commerce, zone franche, un golf... avant le bouquet final : la candidature de Lampedusa au prix Nobel de la paix.

 

 "Lampedusa est le point de rencontre entre, d'un côté, les civilisations sans démocratie ni liberté, de l'autre, la civilisation occidentale", a-t-il lancé, sous des salves d'applaudissements...

 

 

 

                                                             45566_immigration-lampedusa-image1-1-.jpg

 

                                                           Le monde est devenu fou .

                                                     Monsieur Yunus, vous dérangez .

                                                     Monsieur Gandhi , vous avez dérangé

                                                     Monsieur Martin Luther king, vous avez dérangé

                                                     Immigrés de Lampedusa vous dérangez.

 

Les détritus de Lampédusa sont ceux d’hommes venus passer de belles vacances sur une île magnifique ??? « La colline de la honte » fait honte à qui ? 

 

                                                                                                                                  Geneviève

 

     http://la-vie-nature-blog.com

 

     Pour en savoir plus sur le micro-crédit

 
 Le micro-crédit selon Muhammad Yunus
6 min - 20 Jan 2009
Carregado por LJALTERECO

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Par La Vie Nature - Publié dans : Société
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Mercredi 6 avril 2011 3 06 /04 /Avr /2011 18:00

Encore un cours de cuisine, cette fois-ci avec beaucoup de DSC04525nouvelles apprenties ! Comme toujours nous avons cuisiné ensemble et mangé après. Tout était un délice, à l'exception du plat, un peu trop lourd !!!

Le hummus de betterave… une belle surprise, même pour ceux qui ne sont pas « fans » de la betterave.

 
A bientôt !

 

Hummus de beterraba

300 g grão de bico

1 cebola pequena picada

400 g beterraba

125 ml de tahini

3 dentes de alho esmagados

60 ml sumo de limão

1 cs cominhos moídos

60 ml azeite

 

DSC04524Ponha o grão coberto com água fria de molho durante a noite.

Num tacho de fundo pesado ponha o grão  e a cebola, cubra com água e ferva. Coza 1h ou até o grão ficar muito macio. Escorra e reserve 1 chávena do líquido de cozedura. Deixe arrefecer.

Coza a beterraba com casca num tacho grande de água a ferver até estar macia. Escorra e deixe arrefecer ligeiramente antes de tirar a casca.

Corte a beterraba e ponha dentro do liquidificador. Adicione o grão, o tahini, o alho, o sumo de limão e os cominhos e bata até estar amalgamado. Vá juntando aos poucos, com o liquidificador a trabalhar, o líquido da cozedura e o azeite. Deite por cima umas gotas de azeite e sirva com pão libanês.

 

 

Terrine de légumes express aux flocons de riz et quinoa

500 g d’un mélange de légumes crus de saison (automne-hiver : au moins 200 g de carottes ou de potimarron et je complète avec un autre légume : brocolis et/ou fenouil...)

40 g de flocons de riz

40 g de flocons de quinoa

1 oignon

1 gousse d’ail

huile d’olive

10 cl de lait de riz (ou un autre lait végétal de votre choix)

3 œufs

1 c. à c. bien bombée de curry thalie

100 g de tofu à la mexicaine ou autre aromatisé, pour plus de goût

1 morceau de gingembre

sel, poivre

 

DSC04522Préparer les légumes, nul besoin de les éplucher, il suffit de bien les laver et de les brosser. Placer les légumes coupés en morceaux dans un robot à lame pour les hacher.

Faire revenir l’oignon émincé, l’ail et le gingembre dans un peu d’huile d’olive. Rajouter les légumes râpés et faire revenir le tout. Ajouter les flocons, deux pincées de sel et le lait. Sortir du feu et mélanger les œufs.

Verser dans un plat à cake en verre bien huilé ou chemisé de papier cuisson.

Couper le pavé de tofu en tranches pour les disposer à la surface de la terrine, en les enfonçant légèrement.

Placer au four à thermostat 6 (180°) et compter environ 40 minutes.

 

 

Moussaka de feijão Catarino

400 g de feijão Catarino

3 beringelas grandes às rodelas

100 ml de azeite

2 dentes de alho esmagados

2 cebolas picadas

200 g de cogumelos em lâminas

2 latas de 440g de tomate pelado em lata

200 ml de vinho tinto

1 cs de concentrado de tomate

1 cs de orégãos frescos

Cobertura

250 de iogurte natural de soja

4 ovos batidos ligeiramente

200 ml de leite vegetal

¼ c chá de pimentão moído

 

DSC04527Ponha o feijão coberto com água fria de molho durante a noite.

Num tacho de fundo pesado ponha o feijão, cubra com água e ferva. Reduzir o lume e cozinhe 1 ½ h ou até estarem macios. Escorra.

Pincele as rodelas de beringela com um pouco de azeite e cozinhe no grelhador 3 m de cada lado ou até estarem douradas. Cozinhar ligeiramente os cogumelos numa frigideira com um pouco de azeite.

Aqueça o forno a 200º. Num tacho de fundo pesado aqueça o resto do azeite, junte o alho e a cebola e cozinhe em lume médio até a cebola ficar dourada. Misture o tomate, o vinho, o concentrado de tomate e os orégãos. Reduza o lume e cozinhe 40m, até o molho engrossar.

Ponha o feijão num prato grande de ir ao forno, cubra com molho de tomate e as rodelas de beringela.

Para a cobertura : ponha num jarro o iogurte, os ovos, o leite e o pimentão e bata até ficar tudo bem ligado. Deite por cima da beringela e deixe repousar 10m. Leve ao forno 45-60 m ou até estar quente por igual e dourada por cima.

 

 

Fondant noir, sauce crémeuse miel - amande

 

Le fondant

250 g de pulpe de pruneaux (ou purée non sucrée)

60 g de farine de riz complet ou demi-complet

60 g de sucre de canne complet (panela, mascavado...)

50 g de margarine végétale non hydrogénée

2 œufs

Dans un premier temps, mélanger la purée de pruneaux avec la farine de riz.

Dans un autre saladier malaxer la margarine végétale (à température ambiante) avec le sucre de canne complet, puis ajouter les jaunes d’œufs.

Incorporer ce mélange au premier.

Monter les blancs en neige et les ajouter à la pâte.

Verser dans un petit plat à tarte en verre chemisé (diamètre 21 cm) et placer au four à thermostat 6 en comptant environ 25 minutes.

La sauce crémeuse

3 grosses c. à s. de purée d’amandes blanches

4 à 6 c. à s. de lait de riz

1 c. à s. de miel

Dans une petite casserole sur feu doux, délayer la purée d’amandes avec le lait de riz pour obtenir une consistance de sauce.

En chauffant, la préparation prend un peu de gonflant, ajouter le miel et dès qu’il fond, éteindre le feu. Servir cette sauce avec les parts de fondant.

Par La Vie Nature - Publié dans : Recettes végétariennes
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Lundi 7 mars 2011 1 07 /03 /Mars /2011 22:14

   
           
La symbolique du Carnaval

                               et

                trois recettes de crêpes

 

 

                           3170550940_0d1445b73c-1--copie-1.jpg

 

 

A l'origine, le Carnaval n’était pas une fête, mais un rituel. La date de sa célébration, qui change d’année en année, dérive de l’antique tradition qui découpe le temps en tranches de 40 jours. Ainsi, la période qui va de l’Epiphanie au mercredi des Cendres unit étroitement le sacré au profane. Car si l’idée du Carême était, dans l’Eglise des premiers siècles, de se préparer à la fête de Pâques, le Carnaval permettait aux gens de vivre des réjouissances issues des anciennes fêtes d’hiver.

 

Au cours des fêtes du Carnaval, toutes les individualités disparaissent sous les masques et le maquillage, permettant ainsi la confusion qui symbolise le chaos.  

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Pour les Anciens, l 'année débutait non en janvier, mais en mars. Le mois de mars était donc le premier mois de l'année, celui du renouveau de la nature et du réveil de la terre. Or, avant toute nouvelle création, le monde doit retourner au chaos primordial pour se ressourcer. Ce chaos était représenté par le Carnaval, au cours duquel un pauvre d'esprit était élu roi et revêtait des ornements royaux. Un âne était revêtu des vêtements épiscopaux et officiait à l'autel. Or, l'âne symbolise notamment "satan", c'est-à-dire l'inverse de l'ordre assuré par l'Eglise.
Les fêtes de Carnaval accompagnent le passage de l’hiver au printemps, de la mort à la vie : elles signalent le renouveau de la nature dans l’exubérance, la fantaisie et l’imagination.
Né en Europe, le Carnaval est propre aux peuples latins, germaniques et nordiques. Il s’installe avec d’autres fêtes chrétiennes au début du Moyen-Age.

     

 Grâce aux déguisements, aux masques, chacun peut oublier pour un temps les tracas quotidiens. Chacun peut changer de condition: les hommes se déguisent en femmes, les disparaît. Le masque de l’hypocrisie tombe : place à la satire et à l’humenfants s’octroient des droits d’adultes. La réserve qui régit habituellement les rapports sociaux our ! 

   C'est aussi l'occasion d'un règlement de comptes collectif, reflet des conflits sociaux, des luttes politiques, des tiraillements entre : l'été et l'hiver, le gras et le maigre, le riche et le pauvre...
C'est une invocation a la fécondité de la terre et de la femme; un exorcisme contre les intempéries, les maladies et les catastrophes.

  

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Le saviez vous ?
A Carnaval, rien ne se fait sans raison : rites et masques se chargent d’une signification dont les symboles sont très divers. Par exemple, les traditionnelles batailles de confettis ne sont que la survivance de l’antique usage de répandre des graines de céréales et de riz, rites de fécondité qui subsistent dans les cérémonies de

mariage des pays latins

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Au terme des célébrations, il faut valoriser le rite : les ténèbres de l’hiver sont livrés au feu purificateur. Dans diverses régions, des représentations parfois gigantesques sont livrées aux flammes. Alors, Carnaval est mort, mais il est destiné à renaître. Lui succède donc l’austérité du Carême, qui introduit Pâques, symbole du renouveau.  Le Carême exige le jeûne, Carnaval autorise les outrances.

 Le Carnaval, contrairement à d’autres fêtes, est une fête urbaine.  Carnaval est une forme de contestation même si elle s’exprime dans la dérision.  La cité exprime le lieu de l’ordre: on peut donc opposer le microcosme social organisé qu’est la ville ou le village, au monde chaotique qui se situe hors des murs. Carnaval est ainsi l’expression du désordre, mais il se déroule dans le lieu de l’ordre, la ville. L’ordre et le désordre peuvent alors être perçus comme indissociables . 

 

 

                                                                                      *************************

 

 Autrefois, comme la fête rassemblait un grand nombre de personne, il fallait confectionner des pâtisseries bon marché et vite préparées. Il s'agissait aussi d'utiliser les  réserves de beurre, huile et oeufs, avant les 40 jours de jeûne qui allaient suivre. D'où la tradition des beignets, des gaufres, des crêpes . Il existe une variété infinie de recettes de crêpes.Les portugais n’ont pas ce rituel des crêpes. Pourquoi ne pas  convier quelques amis portugais à cette découverte culturelle ? Par contre le carnaval de Rio est lié à la colonisation portugaise.

Recettes spéciales pour LVN :

 Crêpes bio à la chataigne et au lait de soja

   Pour 10 personnes :

·       3 oeufs

·       600 ml de lait de soja vanillé

·       150 g de farine T65

·       90 g de farine de châtaigne bio

·       3 à 4 cuillères à soupe de sucre complet bio

  • Préparation : 5 mn
  • Cuisson : 20 mn
  • Repos : 60 mn
  • Temps total : 85 mn

               Préparation

1 Verser les 2 farines dans une terrine, faire un puits au centre et y verser les 3 œufs et le sucre. Mélanger.
2 Une fois le mélange bien homogène, verser le lait petit à petit tout en remuant bien.
3 Aromatiser au choix : rhum, eau de fleur d'oranger, huiles essentielles (3 à 4gouttes).
4 Laisser poser 1 heure. Puis cuire les crêpes.

 

  crêpes sans gluten ni lait

 Ingrédients

  • 450 g de farine de sarrasin
  • 2 œufs
  • 1 litre d’eau (ou de lait d’amande)
  • 2 pincées de sel
  • un peu d’huile d’olive pour la cuisson

1.      Mettre la farine dans une jatte et y faire un puit. Casser les 2 œufs, mettre la pincée de sel et commencer à mélanger.

2.      Délayer avec l’eau au fur et à mesure tout en mélangeant.

3.      La pâte est prête ! Pas besoin de laisser reposer.

4.      Faire chauffer une poêle huilée. Et faire dorer les deux faces.

 

  crêpes à la vanille sans gluten

 Ingrédients

  • 1 grande tasse de farine de riz
  • 1 grande tasse de lait de soja à la vanille
  • 3 œufs
  • 1 sachet de sucre vanillé

1.      Versez la tasse de riz dans un grand récipient avec le sucre vanillé.

2.      Cassez les œufs et ajoutez les à la farine, commencez à mélangez doucement.

3.      Ajoutez petit à petit le lait de soja à la vanille pour délayez la préparation et évitant de former des grumeaux.

4.      Laissez la pâte reposée 10 minutes.

5.      Faites chauffer une poêle à crêpes. Huilez-la à l’aide d’un papier absorbant. Mettez un peu d’huile sur le papier et frottez la poêle à crêpes avec.

6.      Quand la poêle est bien chaude versez une louche de pâte.

7.      Quand vous voyez que la pâte est bien cuite d’un côté, retournez là et laissez cuire l’autre côté.

 

                      CARNAVALavatar-blog-1004919679-tmpphpZzpyws.gif FELIZ

Par La Vie Nature - Publié dans : Société
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Mardi 1 mars 2011 2 01 /03 /Mars /2011 19:46

 

LVN a lu pour vous...

 

 

 

  VILLES LENTES,

                         SLOW CITIES,

                                                                                                                                        CITTASLOW

 

                           lapinblanc2-1--copie-1.jpg                                

 

 

Vous êtes pressés de savoir ce que c’est ?

Et bien,  attendez un peu : asseyez vous comfortablement, prêtez attention à votre respiration et fixez le mot          SLOW         pendant 1minute, fermez les yeux, revoyez le mot écrit derrière vos paupières closes puis imaginez 1minute un escargot qui traverse une route . Ouvrez les yeux , lisez lentement l’article si ça vous chante.

« le temps, c’est de l’argent »...pas sûr !

« le temps passe de plus en plus vite »...mais non, il est toujours égal!

« il faut bien passer le temps »...ça ne serait pas plutôt « vivre le temps présent ?

 

Pourquoi courir après le temps ? Du «plus haut, plus vite, plus fort», du baron Pierre de Coubertin à la maxime de Benjamin Franklin, «le temps, c’est de l’argent», en passant par le speed dating et autres «clé minute» et Chronopost®, la «course contre la montre» des cyclistes professionnels s’est étendue à toute notre société ( Hartmut Rosa).       page_detail_zoom_1818-1--copie-1.jpg

 

C’est vrai que le rythme de nos vies  de citadins est fou et qu’il est difficile d'échappe à ce tourbillon à tel point que la lenteur, l’absence de stress, le calme nous angoissent parfois. Pourtant  je suis convaincue que nous pourrions de temps en temps dire : « stop 5 minutes, je ralentis, je suis présent à moi même, rien d’autre. En France une publicité pour les yaourghts disait : »Mangez le tout doucement , pour que ça dure longtemps ».

«  quand on est pressé, il ne faut que quelques secondes pour avaler un yaourght, mais si vous savez vraiment apprécier un yaourght, vous dégustez chaque cuillerée lentement et vous êtes là pour le yaourght. Prenez tout le temps nécessaire pour boire votre thé de telle sorte que la paix et la détente soient possibles »(Thich Nhat Hanh).

Simpliste ? essayez.

Le mouvement slow cities  est une invite collective à un rythme de vie plus harmonieux.

 

Dans un monde en constante accélération, quelques municipalités européennes ont créé un réseau,

Slow Cities, visant à ralentir le rythme de la vie. Ce réseau réunit des villes et municipalités désireuses d’améliorer la qualité de vie de leurs citoyens, notamment en matière de nourriture et d’environnement.Né en Italie, Cittaslow (« Villes lentes » en italien), est issu d’un autre mouvement: Slow Food, en opposition au Fast Food nord-américain.  . 

La philosophie des « Villes lentes » repose sur certains principes. En n’utilisant que des produits régionaux de qualité, on apporte ainsi son soutien aux agriculteurs qui travaillent dans le respect de l’environnement et qui refusent de faire appel à de la main d’œuvre bon marché. C’est l’une des idées qui ont conduit, il y a maintenant 20 ans, à la création du mouvement Cittaslow en Italie. Un mouvement qui a gagné 70 villes italiennes de moins de 60 000 habitants et une vingtaine d’autres dans le monde, jusqu’en Nouvelle-Zélande.

La charte du mouvement Slow Cities (nom anglo-saxon des Cittaslow) dénonce l’homogénéisation des modes de vie et rend le culte moderne de la vitesse responsable de notre assujettissement physique et moral.  Il compte aujourd’hui plus d’une centaine de villes dans le monde.

 

Des villes enracinées

L’objectif des Villes lentes est de combattre l’ubiquité dans ses deux dimensions : être, en même temps, ici et ailleurs. L’abomination absolue pour ces militants sont ces lieux modernes « hors sol » que sont les grands aéroports internationaux ou ces magasins entrepôts, tous sur le même modèle, qui défigurent les banlieues. Une ville lente refuse le « hors-sol » comme le « hors-temps ». Ces villes  tendent à redonner de la qualité de vie, c’est-à-dire à enfanter un humain plus humain puisque plus autonome, parce que seul capable de s’autolimiter. 

Le réseau Cittaslow a adopté un manifeste qui comprend 70 recommandations et obligations : mise en valeur du patrimoine bâti existant plutôt que construction de nouveaux bâtiments; volonté de réduire fortement les consommations énergétiques; promotion des technologies « vertes » pour assurer les besoins énergétiques indispensables; diminution des déchets et développement de programmes de recyclage; multiplication des zones piétonnes avec le souci de ne pas en faire des lieux voués au seul commerce; développement des commerces de proximité avec interdiction progressive des grands centres commerciaux; priorité aux infrastructures collectives avec des équipements adaptés aux handicapés et aux divers âges de la vie; multiplication des espaces verts et des espaces de loisirs; propreté de la ville; préservation et développement des coutumes locales et produits régionaux; priorité aux transports en commun et autres transports non polluants (marche à pied, vélo, patins à roues alignées) avec la volonté de limiter le nombre d’automobiles; développement de la solidarité intergénérationnelle; exclusion des OGM et des « temples » de la restauration rapide; développement d’une véritable démocratie participative, etc.

 Les villes respectueuses du manifeste reçoivent un label et affichent le logo à l’entrée des agglomérations et sur les bâtiments publics : ce logo (un escargot qui porte sur sa coquille une ville) est directement inspiré du célèbre escargot qui sert d’emblème au mouvement Slow Food..

 

Une ville lente ne doit pas rentrer dans sa coquille mais travailler à un autre développement là où elle est enracinée.

 

 

Contre le gigantisme des villes

 

                           pudong-1--copie-1.jpg                                          P1010824-1-.JPG

   

 

Le développement des Slow Cities repose sur le refus des grandes villes dont l’échelle est sans mesure avec les capacités humaines de perception et de déplacement. C’est pourquoi les Slow Cities comprennent obligatoirement moins de 60 000 habitants. La critique du gigantisme est consubstantielle à celle de la vitesse. L’un des enjeux pour les prochaines décennies sera donc de vider progressivement les mégalopoles qui ne peuvent, du simple fait de leur gigantisme, développer une politique de la lenteur et de la relocalisation.

Les villes lentes ont pu, grâce à ce double ancrage temporel et territorial, éviter un double écueil. Celui d’apparaître comme véhiculant un point de vue nostalgique – voire passéiste – et celui de devenir un produit commercial pour quelques néoruraux.

 

Les « Villes lentes » utilisent la technologie dans le but d’améliorer la qualité de l’environnement et du tissu urbain, et également pour la sauvegarde de la production d’aliments et de vins uniques qui contribuent au caractère de la région. Les villes qui souscrivent à cette action s’engagent à probQR-1-.jpgmouvoir un rythme de vie

plus lent, inspiré des habitudes des communautés rurales, pour

permettre aux citoyens de profiter de façon simple et agréable   de leur propre ville. Les « Villes lentes » mettent en valeur leur environnement, leur patrimoine bâti ou leurs traditions culinaires. En  s’inscrivant dans le mouvement Cittaslow, les municipalités permettent le développement des contacts directs entre citoyens, entre les habitants et les touristes, entre les producteurs et les consommateurs.

 

Quelques exemples

En 7 ans, de nombreuses avancées sont à enregistrer…aussi bien d’un point de vue économique (avec très souvent, le développement d’un tourisme responsable) qu’en matière d’environnement. Le réseau qui regroupe plus de 100 villes de moins de 60.000 habitants réparties dans 10 pays, permet de partager des idées et des expériences.

Ainsi, à Orvieto (Italie), le réseau de bus a été densifié, des parkings ont été construits aux bords de la ville et des zones piétonnes et pistes cyclables ont également vues le jour. A Waldkirch, en Allemagne, c’est un parc d’activité, mixant aussi bien des habitations que des bureaux, qui est sorti de terre avec une approche bioclimatique : orientation des bâtiments, toitures végétales, récupération des eaux de pluie, géothermie, isolation renforcée, matériaux « propres »…

En Espagne, à Palafrugell, c’est un programme ambitieux de sensibilisation des citoyens à la gestion des déchets et au compost qui a été mis en place. En Nouvelle Zélande, c’est une communication pratique orientée vers les citoyens pour lutter contre le réchauffement climatique qui a été mise en place !

 

Au final, ces villes, tout en ayant parfaitement conscience du monde dans lequel elles vivent, ont réussi à se développer de manière harmonieuse et beaucoup plus en phase avec leur environnement.

 

 

 

Ségonzac, première ville lente française 

 

Cette petite ville charentaise d’un peu plus de 2.000 habitants est devenue, le 8 mai 2010, la première en France à adhérer au réseau de «ville lente» Cittaslow. Là-bas, la lenteur est synonyme de qualité de vie. Respect des saisons, des produits authentiques, des traditions. Promotion des paysages inchangés par l’homme, des modes de circulation doux, de l’écologie et des lieux de rencontre et réflexion (café, théâtre, bar, restaurant). Bref, «la joie d’une existence lente et silencieuse», comme on peut lire sur le site de l’association.

Colette Laurichesse, l'adjointe au maire qui a porté ce projet, explique:

«L’idée est venue de l’Office du Tourisme. Nous pensions que nous avions un déficit d’image et Cittaslow nous correspond. Ici, la lenteur n’est pas un repoussoir. Nous sommes dans le vignoble du cognac. La vigne demande du temps pour produire. Ensuite, le cognac demande du temps pour vieillir. Nous avions donc une sorte de philosophie de la lenteur où l’on se donne le temps de bien faire Chateau-Segonzac.6_f_e.location_5251_tiny-1--copie-1.jpgles choses.»

Ségonzac fait donc partie des 140 villes du mouvement Cittaslow, initié en 1999 par l’Italien Paolo Saturnini, maire de la ville de Greve. Un prolongement du concept de Slow Food lui aussi né en Italie en opposition à l’ouverture d’un McDonald’s sur une place historique de Rome.

Ségonzac, qui partage avec Cittaslow l’escargot pour emblème,pourrait faire des émules. Grigny a déposé une demande d’adhésion.  

 René Balme, le maire  de Grigny s’étouffe un peu quand on lui loue la vitesse.

«Allez vite? Pour quoi faire? Plus vous allez vite, plus vous êtes stressé! Je suis pour la décroissance. Les ressources ne sont pas infinies, or nous sommes de plus en plus nombreux sur cette petite planète qui nous supporte. Ayons une réflexion par rapport à notre avenir et à nos modes de vie. Par exemple, ici, on ne favorise pas la voiture. Le rapport à l’automobile est surréaliste.

  Les parents la prennent pour parcourir 10 mètres et déposer leurs enfants à l’école. S’ils pouvaient rentrer

  dans la cour, ils le feraient».      test[1]-copie-1

 

L’homme à l’accent cévenol est un camarade de combat de Paul Ariès, grâce à qui il a connu Cittaslow. Ce grand partisan de la décroissance insiste:

«Il faut restaurer une dimension qualitative du temps. Dans les villes lentes, par exemple, on prône un droit à la nuit, avec la diminution de l’éclairage public. Le but premier n’est pas énergétique.

 

             Il est de redonner une épaisseur au temps.

  

Même si l’on pouvait accélérer toujours plus, il faudrait le refuser pour rester des humains.» 

 

  

"Slow Life", une méthode contre le stress ?

  
Pour rire ou pleurer...

 Dou-ce-ment!

 «Les gens qui travaillent n’ont pas le temps de venir.» Lafayette Gatling est un visionnaire.  Cet entrepreneur du pays des fast-food a créé un «drive-through funeral». Un peu comme un McDonald’s, où le client pressé n’a pas besoin de sortir de sa voiture pour commander son sandwich. Sauf qu’ici, le hamburger est un défunt. Pas question de l’emporter, évidemment, mais de signer le registre de condoléances et de voir les restes de l’être aimé sans avoir besoin de quitter sa voiture...



Apprendre à écouter notre horloge interne
Beaucoup de gens rêvent de vivre à leur propre rythme. Un rêve qui ne devient réalité que pour une minorité d’entre eux. Notre existence est gouvernée par la frénésie du quotidien. Il est parfois difficile d’y échapper. Ne jamais être bousculé, toujours avoir suffisamment de temps… Telle est la philosophie de Herwig Danzer. Ce chef d'entreprise est l’un des initiateurs du mouvement Cittaslow à Hersbruck, près de Nuremberg.

                 Il souhaite pouvoir ressentir, de manière subjective, le temps qui passe.

Mais l'historien Hans-Ullrich Balzer doute que ce soit possible pour tout le monde: "Tout le monde porte une montre, et nous sommes entourés d’appareils électroniques qui donnent l’heure. Cela nous conditionne. Si on pouvait oublier toutes ces pendules, je suis persuadé que l’on se remettrait à écouter notre horloge interne. L’horloge interne est une chose que nous devons ressentir. Elle est même partiellement déterminée par nos gênes."

Notre horloge interne est également très influencée par notre environnement. Les arbres sont des témoins du temps qui passe, vestiges d’une époque où tout allait beaucoup moins vite dans nos villes.  
                                                  vuentree-1-.jpg       
Vivre en harmonie avec le monde extérieur. 
Un exemple. Le tai-chi
Un vieil adage dit que nous avons besoin de silence pour pouvoir nous concentrer. Dans les arts martiaux asiatiques, et notamment chinois, c’est TaiChi-1--copie-2.jpgjustement ce qu’on nous enseigne. On nous apprend à faire le vide avant tout exercice de concentration.
Les mouvements lents du taï chi sont aussi un moyen de prendre conscience du temps. Ansgar Gerstner, professeur de taï chi, explique que ces exercices nous aident à nous détendre: "Avant, je faisais ces mouvements sans même en avoir conscience. Le fait de changer de rythme – d’aller parfois plus vite ou, au contraire, plus lentement – permet de se rendre compte de ce qu’est la vitesse. On voit quand c’est trop rapide ou trop lent, on essaye de trouver le bon rythme. Il faut apprendre à écouter et à s’adapter aux vibrations de son corps. En haut, en bas, à gauche, à droite, vers l’intérieur, vers l’extérieur... Il faut vivre en harmonie avec le monde extérieur."



   Aujourd’hui, nous ne sommes même plus dans le présentisme, mais dans l’instantanéïsme. ((Paul Virilio, urbaniste et philosophe). L’instant est au centre du temps. Avec les technologies de l’instantanéité, de l’ubiquité comme le portable, nous sommes partout chez nous. Nous nous trouvons au bord d’une mutation historique considérable: la fin de l’ère de la sédentarité», prophétise celui qui travaille depuis quarante ans sur cette question du temps et de la vitesse et qui a publié en 2010 Le Grand Accélérateur.

Pour faire face, il préconise un ministère de l’Aménagement du Temps.

«Du temps qu’il fait (dimension écologique, NDLR) et du temps qu’il faut. C’est-à-dire des rythmes qui correspondent à l’être humain et non pas cet empressement qui est insupportable.»

Paul Ariès, lui, mise sur la décroissance pour contrer ce «fétichisme de la vitesse».

«Il faut faire du rapport au temps un enjeu du combat politique. Depuis presque deux siècles, nous avons mis presque toute notre intelligence collective pour inventer des prothèses techniques à accélérer. Nous considérons qu’il faut mettre la même intelligence dans l’invention de prothèses à ralentir.»

 

Sources

Ariès, Paul, «Un frein à la vitesse », Relations, août 2006 (702), p. 20-23.
Ariès, Paul, « 
Des villes lentes, vite !« , Journal La décroissance N°47–mars 2008 : Ralentir la ville.
Oui aux villes lentes !, ecolodujour.com.
Un immense désir de tout ralentir…, revolution-lente.com.
« Slow Life » – une méthode contre le stress ?, arte.tv.

Sites officiels

www.cittaslow.net, le site officiel des villes lentes en italien et en anglais
www.cittaslow.org.uk, le site des villes lentes en Grande-Bretagne (en anglais)
www.slowmovement.com, le site officiel du mouvement slow (slow food, slow cities, slow schools, etc.)
www.slowfood.fr, Mouvement International Slow Food (version française)

 

 

 

Et pour finir...

 je suis tombée par hasard sur cette lettre :

Éloge de la lenteur

Nous vivons dans un monde trop rapide. Les médias et les patrons (au sens large du terme) veulent nous faire croire qu'il faut aller vite, pour survivre dans notre société survoltée. Que pour être meilleur que son voisin, pour lui piquer son boulot et sa femme, il faut être plus rapide que lui, dans tous les domaines imaginables: au boulot, sur la route, à la maison...

Personnellement, j'aime la lenteur, malgré la connotation négative qu'on a réussi à coller à ce mot. Pour moi, lenteur est synonyme de réflexion, de doute. Quelqu'un qui veut aller vite ne peut pas se permettre de se poser des questions. Il avance, mais pas forcément dans la bonne direction. Je me méfie des gens qui ne doutent pas, qui sont persuadés de détenir la vérité unique. Et je ne parle pas uniquement des membres de sectes et autres croyants.

 

Le seul domaine d'expression artistique dans lequel je ne suis pas totalement incompétent, c'est la calligraphie. Ce n'est peut-être pas un hasard. Pour écrire une belle phrase à la plume, il me faut plusieurs heures. Pour reprendre contact avec mes outils, puis pour préparer les encres et le support, pour retrouver un mouvement fluide du poignet en noircissant des dizaines de pages, pour me détendre (la main ne doit pas trembler) et enfin, quand toutes les conditions sont réunies, pour réaliser la version finale. Tout en sachant qu'il n'y a pas de possibilité de reprendre une erreur, et qu'il faut tout faire en une seule fois (d'un jour sur l'autre, le style n'est jamais exactement le même). Cette lenteur est de plus en plus rare de nos jours, elle en devient presque un luxe. On veut bien laisser libre cours à son sens artistique, mais il faut que ce soit rapide, il faut pouvoir contempler le résultat immédiatement. Souvent au prix de la qualité.

J'aime lire la presse écrite, lentement, devant un café ou une bière. Ca prend beaucoup plus de temps que la simple écoute d'un bulletin d'informations à la radio ou que de regarder le journal télévisé, mais c'est tellement plus riche. Contrairement à ce que disent beaucoup de gens, lire n'est pas un acte passif. On tombe sur une phrase un peu alambiquée, une démonstration complexe? Pas de problème, il suffit de reprendre sa lecture un peu plus haut, en essayant de plus se concentrer. De plus, quand on lit, l'imagination fonctionne à plein, puisqu'aucune image imposée ne vient interférer et perturber la réflexion.

On nous dit toujours qu'il faut achever rapidement ses études, pour pouvoir chercher du travail le plus vite possible. Qu'il ne serait pas bon de trainer dans diverses facs ou écoles pendant des années. Je ne suis pas d'accord. La meilleure façon de s'enrichir, de se cultiver, d'apprendre, c'est de laisser sa curiosité suivre son cours. Vous êtes chimiste, et vous vous intéressez à la peinture? Faites donc un an aux Beaux-Arts, ça ouvrira votre esprit asséché par des années de sciences. Vous avez envie d'apprendre le russe? Trouvez-vous une bourse et partez à Moscou, même si votre cursus universitaire se trouve interrompu. Et puis allez savoir: peut-être vous aimerez tellement cette ville que vous y resterez toute votre vie.

Les publicitaires sont très forts pour vous empêcher de réfléchir, et vous faire consommer dans la précipitation. Qui croit encore que la pub est là pour nous informer? Au contraire, elle ne sert qu'à vous manipuler, à vous interdire de comparer calmement tel produit avec tel autre. Le publicitaire doit vous forcer à acheter tout de suite son produit. Ne soyez pas pressés, ça vous évitera bien des mauvaises surprises.

   

Pour être franc, j'ai volé le titre de cette page à un excellent bouquin, sorte de guide technique et philosophique du voyage maritime en cargo. Il est clair que le jour où je partirais pour longtemps en Amérique Latine, je ne prendrais pas l'avion, mais un vrai cargo bien lent, pour que la transition se fasse en douceur (15 jours!), que j'ai le temps de réfléchir, de me documenter sur ma destination, de me préparer au choc culturel. Je n'aime pas beaucoup les voyages trop rapides, sorte de téléportation immédiate d'un univers à l'autre. J'apprécie les heures et les jours passés à regarder le paysage et les gens changer très doucement à travers les vitres d'un train ou d'une voiture, les villes et les frontières défiler. Pour ainsi dire, j'aime recevoir dans mon corps et dans mon esprit la dimension physique des kilomètres parcourus.

Pour terminer, jetons un oeil sur le web. Voilà bien un média sur lequel tout va trop vite. Le Net ne servira pas comme support de diffusion de la culture. J'ai cru un moment à cette utopie, j'en suis revenu. Parce que les gens n'aiment pas rester deux heures sur le même site web. Ils n'ont pas appris la lenteur. Il leur faut des trucs qui bougent, qui partent dans tous les sens, des pages que l'on peut zapper à volonté. Je ne me fais aucune illusion: cette page est l'exemple type des pages qui ne sont pas lues.

 

 Et bien  cette page passionnante a été lue...et même trés lentement.

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Lundi 28 février 2011 1 28 /02 /Fév /2011 17:00

Le debut2011 0150premier cours de cuisine de l’année 2011 a eu lieu chez Violette. Nous avons pu partager ses recettes de tous les jours qui étaient délicieuses. Et à l’apéritif, sous un grand soleil, nous avons mangé nos «créations» accompagnées d’une délicieuse « Ginginha ».       Merci Violette !

 

 

Roulé au fromage

1 pâte feuilletée

100 g de tomates confites coupées en petits morceaux

1 bûche de chèvre

1 poignée de graines de sésame

 debut2011 0154Etaler un peu plus la pâte avec un rouleau à pâtisserie sur le papier sulfurisé. Parsemer la de tomates, chèvre coupé en tranches et graines de sésame, en évitant les bords et le milieu. Avec des ciseadebut2011 0165ux, couper la pâte en 2, papier inclus. Rouler chaque moitié en partant du côté arrondi vers l’autre bord. Mettre au frigo ou au congélateur pour faire durcir puis couper les rouleaux en tranches de 1cm environ. Mettre sur la plaque du four sur du papier sulfurisé et faire cuire environ 15mn à 200º.

 

Gougères au fromage et cumin

80g de beurre

120g de farine

3 œufs

130g de gruyère râpé

1cc sel + poivre

graines de cumin

150g eau

Faire chauffer le beurre avec sel, poivre et eau, jusqu’à ce que le tout soit bien lié. Ajouter la farine d’un seul coup en travaillant vivement à la spatule. Remettre sur le feu et dessécher la pâte jusqu'à ce qu'elle se détache de la casserole. Retirer du feu, laissez tiédebut2011-0162.JPGdir. Ajouter les œufs un par un en mélangeant bien. Ajouter le fromage. Séparer la moitié de la pâte. Avec 2 petites cuillères former des boules sur une plaque avec du papier sulfurisé. Saupoudrer de fromage râpé. Rajouter quelques graines de cumin sur l’autre moitié de la pâte et battre à nouveau. Faire des boules avec debut2011 0169la pâte et faire cuire au four environ 20m à 200º, les choux vont gonfler et dorer. Vous pouvez faire des petites gougères pour l’apéritif ou des plus grandes que vous pouvez servir en plat accompagnées d’une salade. Vous pouvez encore les ouvrir quand elles sont encore un peu chaudes et les fourrer avec du roquefort, par exemple.

 debut2011 0171

 

Crumble tomate

3 petites boîtes de tomates pour pizza ou 8 tomates fraîches bien mûres

2 oignons

2 gousses d’ail

½ cc sucre

Herbes de Provence

150g de farine

150g de beurre dur

150gr parmesan

Faire blondir les oignons et l’ail. Rajouter ensuite les tomates, les herbes de Provence, sel, poivre et sucre.

debut2011 0177Mélanger la farine et le fromage et ajouter le beurre. Mixer du bout des doigts jusqu'à ce que la pâte fasse des miettes. Dans un plat à tarte, mettre les tomates et parsemer de pâte à crumble. Finir la cuisson dans le four environ 15-20mn à 200º et servir.

 

Riz cantonais malais

500g de riz basmati ou jasmin

3 carottes râpées

6 œufs brouillés assez secs

1 petite boîte de petits pois

1 beau morceau de gingembre coupé en petits morceaux

1 gousse d’ail

sauce soja

coriandre fraîche

1 cs d’huile d’olive

1 cs d’huile de sésame

2 oignons

 

debut2011 0158Faire revenir gingembre, ail et oignons dans l’huile d’olive. Rajouter ensuite le riz en prenant soin de bien séparer les grains et en rajoutant l’huile de sésame. Mélanger le restant des ingrédients avec le riz, bien assaisonner avec la sauce soja. Au moment de servir saupoudrer avec la coriandre.

 

Roulé au Toblerone

6 œufs

150g sucre

150g farine

5 Tobblerones (les petits)

eau

1 petit verre de crème fraiche

Génoise : battre 3 œufs entiers et 3 jaunes avec le sucre. Rajouter ensuite la farine. Battre les 3 blancs en neige et les ajouter délicatement à la pâte. Verser la pâte et l’étaler sur la plaque du four recouverte de papier sulfurisé. Faire cuire à 200° pendant 12 mn environ.

debut2011 0155Sauce chocolat : mettre dans une casserole le Tobblerone en morceaux, un peu d’eau et la crème. Laisser fondre et bien battre pour homogénéiser le tout. Laisser refroidir. Lorsque la gédebut2011 0180noise est cuite, la sortir et la retourner sur un linge humide. Laisser un peu refroidir puis napper la génoise avec la sauce au chocolat. La rouler dans le sens de la longueur en pressant bien. S’il vous reste de la sauce, napper le roulé. Vous pouvez le décorer selon vos envies ; ce roulé peut faire office de bûche de Noel.

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Jeudi 10 février 2011 4 10 /02 /Fév /2011 19:42

 

 

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J'ai lu pour vous  ...    

 

           LA CRISE ALIMENTAIRE DE 2011  par  Lester Brown

 

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Analyste environnemental de reconnaissance mondiale, il a écrit une vingtaine d’ouvrages, traduits dans environ 40 langues qui traitent de sujets d’économie et d’environnement global.

Il est le fondateur du Worldwatch Institute et le fondateur et président du Earth Policy Institute, une organisation à but non lucratif basée à Washington.

Selon le Washington Post, Lester R. Brown est l’un des intellectuels les plus influents de la planète. Un de ses ouvrages les plus connus est le "Rescuing a Planet Under Stress and a Civilization in Trouble" dont la suite (Plan B 2.0, Rescuing a Planet Under Stress and a Civilization in Trouble) est parue en 2006.

 

En mars 2006, il y a tout juste 5ans, Géraldine Correia, journaliste et adhérente à LVN avait interviewé Lester Brown pour le Diaro de Noticias. Il dénonce une évolution économique qui n'est pas durable pour l'environnement et nous conduit au déclin et  défend une économie du recyclage fondée sur la réutilisation de l'énergie.

Pour retrouver l'ensemble de l'interview, il vous suffit de télécharger le journal LVN nº18.

 

 Ce ne sont plus les conflits entre superpuissances lourdement armées qui menacent notre monde de demain, mais bien les pénuries alimentaires et la hausse du prix des denrées – et les troubles politiques qu’elles pourraient provoquer.

"La consommation mondiale de céréales a doublé en quinze ans. Un rythme insoutenable..."

     En ce début d’année 2011, le prix du blé a atteint un record historique au Royaume-Uni. Les émeutes de la faim se propagent à travers l’Algérie. La Russie importe des céréales pour nourrir son bétail dans l’attente des pâturages de printemps. L’Inde lutte contre une inflation alimentaire annuelle de 18%, qui suscite nombre de protestations. La Chine pourrait bientôt importer des quantités massives de blé et de maïs. Le gouvernement mexicain achète du maïs à terme pour éviter une hausse démesurée du prix de la tortilla. 

 

 

                                                           emeutes-3-haitians-stand-outside-their-house-in-the-town-of

 

 

 Le 5 janvier, l’Organisation Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture a annoncé qu’en décembre 2010, l’indice des prix des produits alimentaires avait atteint un record.

Ces dernières années, la hausse du prix des denrées alimentaires était liée aux conditions météorologiques. Aujourd’hui, elle est la conséquence de tendances lourdes – côté demande, les principaux responsables sont l’accroissement de la population, l'augmentation du niveau de vie dans de nombreux pays et les carburants élaborés à partir de céréales. Côté offre: l’érosion des sols, l’épuisement des aquifères, l’utilisation non agricole des terres cultivables, le détournement des eaux d’irrigation vers les villes, la stagnation du rendement des cultures dans les pays disposant d’une agriculture développée, ainsi que le changement climatique (récoltes desséchées par des vagues de chaleur, fonte des glaciers et des calottes glacières). Et les désagréments liés au réchauffement du climat s'annoncent de plus en plus lourds.

 

Du côté de la demande, il existe tout de même une lueur d’espoir: le taux accroissement démographique de la population mondiale est passé en dessous de la barre des 1,2% en 2010. La population mondiale a tout de même presque doublé depuis 1970: quatre-vingt millions de personnes naissent chaque année. Cette nuit même, il y aura 219.000 convives de plus à la table du monde; nombre d’entre eux n’y trouveront que des assiettes vides. Et il y en aura 219.000 de plus demain soir. Cette croissance interrompue finira bien par avoir raison des compétences des agriculteurs et des limites de nos ressources en terre et en eau.

                                                                                                           

Augmentation  de la consommation de viande, laits, oeufs

Outre l’accroissement de la population, il faut aujourd’hui compter avec près de trois milliards d’êtres humains, qui progressent vers le sommet de la chaîne alimentaire en consommant de plus en plus de volailles et de bétail nourris au grain. Les pays émergents vivent une augmentation sans précédent de la consommation de viande, de lait et d’œufs. La consommation totale de viande de la Chine est aujourd’hui presque deux fois supérieure à celle des Etats-Unis.

 

 

                                                    viande_bio.jpg

 

 

Transformation de certaines récoltes en carburant pour automobile, troisième source principale de la croissance de la demande.

  Sur les 416 millions de tonnes de céréales récoltées en 2009 aux Etats-Unis, 119 millions sont allés aux distilleries d’éthanol pour être transformés en carburant. Soit assez de céréales pour nourrir 350 millions de personnes pendant un an. L’investissement massif des Etats-Unis dans les distilleries d’éthanol commence à provoquer une rivalité directe entre hommes et véhicules pour l’accès aux récoltes de la planète. En Europe, où une grande partie du parc automobile roule au diesel, la demande en biodiesel (élaboré à partir d’huile de palme ou de colza) est de plus en plus forte. Non seulement cette demande en plantes oléagineuses réduit les terres disponibles pour la production des cultures vivrières, mais les plantations d’huile de palme provoquent l’abattage progressif des forêts tropicales d’Indonésie et de Malaisie

 

 

                                  .                 biocarburant3.jpg

 

L’effet conjoint de ces trois demandes croissantes est tout simplement stupéfiant: la consommation mondiale de céréales a doublé, passant de 21 millions de tonnes par an pour la période 1990-2005 à 41 millions pour les années 2005-2010. Une hausse presque entièrement provoquée par la débauche d’investissements américains dans les distilleries d’éthanol entre 2006 et 2008.

 

L'érosion des sols                       sol110[1] 

 

 On estime qu’un tiers des terres cultivables du monde perdent leur couche arable plus vite qu’elles ne peuvent la reconstituer naturellement; elle perd donc de sa productivité intrinsèque. 

 

Deux énormes déserts de poussières sont en train d’apparaître: l’un dans le nord-ouest de la Chine, la Mongolie occidentale et l’Asie centrale; l’autre en Afrique centrale.  

  

Des images satellites montrent que des tempêtes de poussière quittent ces régions en flux ininterrompus; chacune d’entre elle pouvant emporter des millions de tonnes de précieuses couches arables. Dans le nord de la Chine, le surpâturage a détruit les prairies, et les terres cultivables ont été ensablées par des dunes mouvantes; quelques 24.000 villages sont abandonnés ou partiellement dépeuplés.

Dans les pays touchés par une forte érosion des sols, comme la Mongolie et le Lesotho, les rendements baissent; on y récolte de moins en moins de céréales, et les terres cultivables sont peu à peu abandonnées. La famine s’y répand, et ils dépendent de plus en plus de leurs importations. Haïti et la Corée du Nord, deux pays fortement touchés par l’érosion des sols, ont régulièrement besoin de l’aide alimentaire des pays étrangers.

 

L'épuisement des nappes phréatiques

  L'épuisement des aquifères réduit la surface des zones irriguées dans de nombreuses régions du monde; ce phénomène relativement récent est provoqué par l’utilisation à grande échelle de pompes mécaniques pour exploiter les eaux souterraines. Dans le monde d’aujourd’hui, une personne sur deux vit dans un pays dont les nappes phréatiques sont en train de se réduire. les pompages excessifs épuisent les aquifères...La surface des zones irriguées diminue également au Moyen-Orient, et ce notamment en Arabie Saoudite, en Syrie, en Irak et peut-être au Yemen. L’autosuffisance en blé de l’Arabie Saoudite dépendait entièrement d’un aquifère fossile, aujourd’hui épuisé; la production nationale est aujourd’hui en chute libre. La production de blé a baissé de plus de deux tiers de 2007 à 2010, et n’existera sans doute plus d’ici 2012; le pays

 

 

                                                                 20-1-.jpg

 

dépendra alors complètement des importations de céréales. 

Le Moyen-Orient est la première région du monde à voir ses récoltes de céréales affectées par la multiplication des pénuries d’eau. Mais c’est en Inde que les déficits d’eau sont les plus sévères...   En Amérique (qui est l’autre grand producteur de céréales), les zones irriguées diminuent dans des Etats agricoles de toute première importance, comme la Californie et le Texas.

 

 

Cette dernière décennie a vu naître une contrainte supplémentaire pour la croissance de la productivité agricole mondiale: la liste des technologies existantes mais non exploitées ne cesse de se réduire. Dans certains pays disposant d’une agriculture développée, les fermiers utilisent toutes les technologies existantes pour améliorer leur rendement. Au Japon (premier pays à voir son rendement en céréales à l’hectare connaître une croissance soutenue), voilà quatorze ans que les rendements en riz ne progressent plus. Les rendements en riz de la Chine et de la Corée du Sud se rapprochent de ceux du Japon. Si l’on part du principe que les agriculteurs de ces deux pays sont destinés à subir les mêmes contraintes, on peut donc dire que plus d’un tiers des récoltes de riz de la planète seront bientôt produites dans des pays incapables d’améliorer leurs rendements.

L’Europe est en train de faire face à la même situation avec ses rendements en blé. Ils cessent de progresser en France, en Allemagne et dans le Royaume-Uni; trois Etats qui, à eux seuls, représentent environ un huitième des récoltes de blé de la planète.

 

L'utilisation non agricole des terres cultivables

  L’expansion  suburbaine, la construction industrielle, et le dallage des routes, autoroutes et parkings réquisitionnent de plus en plus de terres cultivables dans la Vallée Centrale (Californie), dans le bassin du Nil (Egypte) et dans d’autres pays densément peuplés qui sont dans une phase d’industrialisation rapide, comme la Chine et l’Inde. En 2011, les ventes d’automobiles neuves devraient atteindre vingt millions en Chine – un record international.                     construction_DE_ROUTE_chemin_auclair-1-.jpg

Aux Etats-Unis, on estime généralement que lorsqu’un pays ajoute cinq millions de véhicules à son parc automobile, il lui faut goudronner environ deux millions d’hectares pour les accueillir. Et les terres cultivables en pâtissent souvent.

Par ailleurs, les villes en pleine expansion et les agriculteurs se disputent le contrôle de l’eau d’irrigation. Dans les pays où chaque goutte d’eau a sa fonction (comme dans la plupart des nations du Moyen-Orient, dans le nord de la Chine, le sud-ouest des Etats-Unis et la majeure partie de l’Inde), allouer plus d’eau aux villes, c’est en enlever aux producteurs de denrées alimentaires. Ces dernières années, la Californie a perdu environ deux millions d’hectares de terres irriguées; les agriculteurs vendent d’énormes quantités d’eau aux millions de citadins assoiffés de Los Angeles et de San Diego.

 

La hausse des températures

 Les écologistes spécialistes de l’agronomie estiment généralement que dès que la température optimale est dépassée pendant la saison végétative, tout degré Celsius supplémentaire provoque une baisse de 10% des rendements  en céréales. Cet impact du climat sur les rendements n’est que trop évident durant l’été 2010: dans l’ouest de la Russie, une chaleur plus forte que la normale a ainsi proprement décimé les récoltes.

 

Fonte accélérée des glaciers de montagne

 Ce phénomène est tout particulièrement inquiétant dans la chaîne de l’Himalaya et sur le plateau tibétain. Jusqu’à présent la fonte de leurs glaces alimente les plus grands fleuves d’Asie pendant la saison sèche (l’Indus, le Gange, le Mékong, le Yangtze et le fleuve Jaune), mais aussi les systèmes d’irrigation qui dépendent de ces derniers. Sans cette glace fondue, les récoltes de céréales piqueraient immédiatement du

 

 

 nez, et les prix grimperaient en conséquence.  La-fonte-des-glaciers-himalayens_infonugget_main-1-.jpg

 

Fonte des calottes glaciaires et dilatation thermique des océans

 Elles menace de faire monter le niveau de la mer de près de deux mètres au cours de ce siècle. Une hausse d’un mètre suffirait à inonder la moitié des rizières du Bangladesh, et une grande partie du delta du Mékong, où l’on produit la moitié du riz du Vietnam (le deuxième plus gros exportateur de riz au monde). Sans parler des dix-neuf autres deltas de rivières rizicoles d’Asie qui perdraient une grande partie de leurs récoltes si le niveau de la mer venait à monter.

 

L’augmentation actuelle du prix des céréales et du soja (et des denrées alimentaires en général) n’est pas un phénomène temporaire. Nous ne pouvons plus espérer voir les choses revenir à la normale: notre système climatique change à une vitesse telle qu’il nous est impossible de faire machine arrière.

 

 

 Les gouvernements du monde entier doivent modifier leurs politiques militaires, en attribuant une partie de leurs budgets de la défense à la lutte contre le changement climatique, aux économies d’eau, à la conservation des sols et à la stabilisation de la population. Sinon, le monde de demain sera de toute évidence miné par l’instabilité du climat – et celle du prix des denrées alimentaires. Si nous continuons sur notre lancée, les prix ne cesseront de grimper.

                                                                                                    Lester Brown

 

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Lundi 17 janvier 2011 1 17 /01 /Jan /2011 08:00

 

A LVN nous parlons beaucoup de l’alimentation qui contribue en grande partie à la santé physique et psychique.

Le nombre d’obèses ne cesse de croître.

Mais il y a une autre forme d’obésité : l’obésité de la surconsommation de biens matériels, l’obésité des titres à scandale des journaux etc...

 

 Un livre incisif qui ne « mâche » pas ses mots :

 

                «  L’OBESITE MENTALE »

 Segundo o autor, «a nossa sociedade está mais atafulhada de preconceitos que de proteínas, mais intoxicada de lugares-comuns que de hidratos de carbono.

Selon le Prof.Andrew Oitke, professeur d’anthropologie à Harvard, auteur du livre polémique, «l’Obésité mentale», notre société est davantage bourrée de préjugés que de proteines, plus intoxiquée de lieux communs que d’hydrates de carbone.

 

“Os telejornais e telenovelas são os hamburgers do espírito, as revistas e romances são os donuts da imaginação.»

Les journaux télévisés et feuilletons sont les hamburguers de l’esprit, les revues et romans sont les donuts de l’imagination.

                                         ....................

 

«Há apenas algumas décadas, a Humanidade tomou consciência dos perigos do excesso de gordura física por uma alimentação desregrada.”

Depuis quelques dizaines d’années seulement, l’humanité a pris conscience des dangers de l’excés de graisse «physique» dû à une alimentation déréglée.

“Está na altura de se notar que os nossos abusos no campo da informação e conhecimento estão a criar problemas tão ou mais sérios que esses.”

C’est le moment de noter que nos abus dans le domaine de l’information et de la connaissance créent des problèmes aussi, voire plus sérieux que ceux là.

As pessoas viciaram-se em estereótipos, juízos apressados, pensamentos tacanhos, condenações precipitadas.

Les gens sont devenus accros des stéréotypes,desjugements rapides, des pensés mesquines....des condamnations précipitées...

 

Todos têm opinião sobre tudo, mas não conhecem nada.

Tous ont une opinion sur tout mais ne savent rien.

Os cozinheiros desta magna "fast food" intelectual são os jornalistas e

comentadores, os editores da informação e filósofos, os romancistas e

realizadores de cinema.

Les cuisiniers de ce “fast food” intellectuel géant sont les journalistes et les commentateurs, les rédacteurs de l’information, les philosophes, romanciers et réalisateurs de cinéma.

O problema central está na família e na escola.

Le problème central se situe au niveau de la famille et de l’école.

«Qualquer pai responsável sabe que os seus filhos ficarão doentes se

comerem apenas doces e chocolate.”

“Tout parent responsable sait que ses enfants seront malades s’ils ne mangent que des sucreries et du chocolat.»

Não se entende, então, como é que tantos educadores aceitam que a dieta mental das crianças seja composta por desenhos animados, videojogos e telenovelas ?

Alors, impossible de comprendre comment tant d’éducateurs acceptent que le régime mental des enfants soit composé de dessins animés, de jeu videos et de feuilletons.

Com uma «alimentação intelectual» tão carregada de adrenalina, romance, violência e emoção, é normal que esses jovens nunca consigam depois uma vida saudável e equilibrada.»

Avec une “alimentation intellectuelle” autant chargée d’adrénaline, de roman, de violence et d’émotion, il est normal qu’ensuite ces jeunes n’arrivent pas à avoir une vie saine et équilibrée ».

Um dos capítulos mais polémicos e contundentes da obra, intitulado "Os Abutres", afirma: «O jornalista alimenta-se hoje quase exclusivamente de cadáveres, de reputações, de detritos de escândalos, de restos mortais das realizaçõeshumanas.

Un des chapitres les plus polémiques et incisifs de l’ouvrage, intitulé «Les Vautours… » affirme : «Le journaliste se nourrit aujourd’hui presqu’exclusivement de cadavres, de réputations, de détritus de scandales, de restes mortels des réalisations humaines.

“A imprensa deixou há muito de informar, para apenas seduzir, agredir e manipular.”

La presse a depuis longtemps cessé d’informer, pour seulement séduire, plaire et manipuler.

O texto descreve como os repórteres se desinteressam da realidade fervilhante, para se centrarem apenas no lado polémico e chocante.

Le texte décrit comment les reporters se désintéressent de la réalité bouillonnante, pour se centrer uniquement sur l’aspect polémique et choquant.

«Só a parte morta, apodrecida da realidade é que chega aos jornais.»

“Il n’y a que la partie morte, pourrie de la réalité qui arrive aux journaux. »

“O conhecimento das pessoas aumentou, mas é feito de banalidades.”

“Le savoir des gens a augmenté, mais est fait de banalités.

“Todos sabem que Kennedy foi assassinado, mas não sabem quem foi Kennedy.”

Tout le monde sait que Kennedy a été assassiné, mais ne sait pas qui il a été.

“Todos dizem que a Capela Sistina tem tecto, mas ninguém suspeita para que é que ela serve.”

Tout le monde dit que la Chapelle Sixtine a un plafond, mais personne ne soupçonne à quoi il sert.

“Todos acham que Saddam é mau e Mandella é bom, mas nem desconfiam porquê.”

Tout le monde croit que Saddam est mauvais et Mandella est bon, mais personne n’en doute.

“Todos conhecem que Pitágoras tem um teorema, mas ignoram o que é um cateto.”

Tout le monde sait que Pithagore a un théorème, mais ignore ce qu’est un cathète ».

« Não admira que, no meio da prosperidade e abundância, as grandes

realizações do espírito humano estejam em decadência.”

“ Pas étonnant que, au milieu  de la prospérité et de l’abondance, les grandes réalisations de l’esprit humain soient en décadence.

A família é contestada, a tradição esquecida, a religião abandonada, a cultura banalizou-se, o folclore entrou em queda, a arte é fútil, paradoxal ou doentia.

La famille est contestée, la tradition oubliée, la religion abandonnée, la culture s’est banalisée, le folklore est en chute,  l’art est futil, paradoxal ou maladif.

Floresce a pornografia, o cabotinismo, a imitação, a sensaboria, o egoísmo.

La pornographie, le cabotinisme, l’imitation, la fadeur et l’égoisme fleurissent.

Não se trata de uma decadência, uma «idade das trevas» ou o fim da

civilização, como tantos apregoam.

Il ne s’agit pas d’une décadence, un «  âge des ténèbres » ou la fin de la civilisation, comme beaucoup le clame.

É só uma questão de obesidade.

C’est uniquement un problème d’obésité.

O homem moderno está adiposo no raciocínio, gostos e sentimentos. L’homme moderne est adipeux dans le raisonnement, les goûts et les sentiments.

O mundo não precisa de reformas, desenvolvimento, progressos.

Le monde n’a pas besoin de réformes, de développement, de progrés.

Precisa sobretudo de dieta mental.»

Il a surtout besoin d’une diète mentale »

                           .................................................

 

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Vendredi 14 janvier 2011 5 14 /01 /Jan /2011 16:04

Spécial après fêtes! Voici quelques “conseils” pour bien s’alimenter en hiver et surtout renouer avec les bonnes vieilles tisanes dépuratives.

 

La cure de nettoyage de l’hiver

 

Les plantes à notre service

 

Les rigueurs de l'hiver

«Les gens ont perdu leur base culturelle de la santé. Pourtant c'est plus facile de prévenir les malaises que de se soigner une fois malade. Auparavant, la purgation était une routine régulière. On prenait, à quelques reprises durant l'année, un mélange de soufre et de mélasse pour purger le corps. Maintenant, le mot purgation est banni de notre langage. Les gens ne se nettoient plus. Mais la désintoxication devrait faire partie de notre vie au quotidien. Il y a plusieurs moyens simples que nous avons oubliés pour garder la santé. Les fines herbes, entre autres, ne servent pas qu'à ajouter du goût aux aliments. Elles sont d'abord et avant tout une médecine. Chaque herbe a sa fonction. Par exemple, le thym et l'ail stimulent le système immunitaire. Ces plantes devraient être nos alliées durant l'hiver.»

 

«En hiver, nous sommes en général plus sédentaires et introspectifs. Nous sommes en vasoconstriction à cause du froid (même si au Portugal nous sommes privilégiés) Notre sang devient plus visqueux et épais. On retient davantage les toxines. Certaines personnes auront besoin de prendre quelques suppléments et oligo-éléments pour éviter les carences. Tout dépend du terrain de chacun. En hiver, un diurétique peut faciliter le travail du rein et de la vessie qui sont les organes cibles pendant cette saison. Un supplément de vitamines et de minéraux, un apport plus important en protéines  ainsi qu’en légumes racines est utile.

 

 Les plantes aident le corps à supporter les changements de saisons, mais l'alimentation reste la chose la plus importante. C'est la première médecine. L'hiver, on peut pallier le manque de variétés de fruits et de légumes disponibles par des germinations. C'est très simple et économique de faire pousser des germinations chez soi : des germes de radis, de tournesol, du blé germé, de la luzerne. Ça nous fait un petit jardin intérieur pendant la saison froide et ça nous procure de la chlorophylle et une foule de vitamines et minéraux facilement assimilables. On peut les incorporer à toutes nos recettes.» 

 

 

Aliments à privilégier durant l'hiver :

Les légumes racines, le riz brun, le millet, le sarrasin, l'ail, le gingembre, l'avocat, le raifort, l'endive, les choux, le fenouil, les courges, les noix, les pois cassés, les haricots rouges et blancs, le soya et les protéines .

 

 

Comment prévenir ou soigner les troubles digestifs avec les tisanes d’herbes ?

 

Les troubles de la digestion peuvent avoir des causes très diverses : acidité stomacale, aérophagie, allergie à la nourriture, atonie, calculs biliaires, colique, congestion du foie, constipation, diarrhée, gastro-entérite.

  

Quelques recettes de tisanes (pour ceux qui aiment!)

* Chaque jour, buvez entre 1 et 3 verres de jus de chou ou encore de jus de chou et de carotte fraîchement extrait. Ces deux plantes sont de véritables bienfaits pour l’intestin.

 

* Le cerfeuil ne sert pas seulement à épicer. Vous pouvez aussi vous en servir comme plante digestive. Il suffit de faire infuser une cuillerée de feuilles séchées dans une tasse d’eau bouillante.

 

* L’artichaut est excellent pour votre système digestif. Mangez-en souvent et utilisez l’eau de cuisson dans les potages (à utiliser immédiatement).

 

* L’orge (cevada) facilite la digestion et combat l’entérite, la dysenterie et les diarrhées. Prenez-en sous forme de décoction à raison de 20 grammes d’orge perlé par litre d’eau, ou sous forme de plat de céréales, de soupe ou de bouillie.

 

* La myrtille sera utilisée avec succès pour combattre la putréfaction intestinale, la diarrhée, la constipation et les entérites. Mangez les baies bien mûres, telles quelles ou sous forme de gelée ou de marmelade. Ou encore, préparez une décoction en faisant bouillir 1 cuillère à soupe par tasse d’eau. Prenez entre 2 à 6 tasses par jour.

 

* Faites une cure de pommes de deux jours pour traiter les dysenteries, les dyspepsies et les coliques muqueuses. Vous pourrez également préparer une infusion de pommes : coupez 3 fruits en rondelles, faites bouillir 15 minutes dans un litre d’eau. Buvez à volonté.

 

* Consommez régulièrement des aliments lacto-fermenté comme la choucroute ( On en trouve au Portugal dans certains magasins bio). En plus d’être très facile à digérer et plein de vitamines, ils font un travail merveilleux au niveau de votre flore intestinale.

 

* Il y a certaines plantes médicinale réputées depuis toujours pour prévenir ou soulager tous les types de problèmes digestifs :

- L’angélique soigne les douleurs et les gonflements d’estomac ; C’est une plante à la fois apéritive et digestive. Pour les gonflements d’estomac, prenez-en 3 à 4 infusions par jour.

- L’anis en plus de ses vertus apéritives facilite la digestion et élimine les gaz. Il permet aussi de calmer les coliques, les contractions des organes digestifs. Sans compter qu’il chasse les palpitations, les vertiges et les sensations d’oppression après les repas.

Si vous fréquentez les restaurants indiens, vous avez sûrement déjà essayé ce petit mélange qu’on vous sert à la fin du repas pour mieux digérer. C’est très efficace et l’anis en est un des principaux ingrédients.

- Contre les fermentations intestinales, vous prendrez une infusion de pissenlit (dente do leão) à raison de 50 g de racines et de feuilles par litre d’eau. Prenez 3 tasses par jour avant les repas.

- En plus d’être délicieuse et d’avoir certains effets stimulants l’infusion de thé vert et la menthe poivrée se révélera très efficace pour faciliter la digestion.

 - La camomille est excellente comme plante apéritive, digestive, sédative et tonique. Elle est très recommandée pour soigner les spasmes gastro-intestinaux et les crampes d’estomac. Prenez-en aussi pour chasser les gaz.

- La boldo, en cas de digestion difficile, de repas trop copieux,  d’insuffisance hépatique ou biliaire,stimule la sécrétion de la bile.

- Le Chardon Marie en cas d’insuffisance hépatique et biliaire, permet même une guérison plus rapide des hépatites.

Associé á la Fumeterre, elle est un excellent draineur hépatique.

-  La  fumeterre régule le foie, agit aussi bien sur la formation de la bile que sur son évacuation.Elle est efficace contre les nausées des femmes enceintes sans aucun risqué

- Le Radis noir est un excellent draineur du foie et de la vésicule biliaire. Si vous devez faire un repas copieux et quelques excés, prenez une gélule3f /jour avant les repas. Ça marche trés bien.

- La mélisse (erva cidreira) soigné les troubles digestifs d’origine nerveuse (flatulence, spasms intestinaux et digestifs).

 

Bien sûr il existe dans le commerce d’autres conditionnements de ces plantes (gélules, ampoules etc…)

 

* L’automassage vous permettra aussi de stimuler les organes impliqués dans la digestion. De lentes et profondes pressions au niveau du ventre ou du bas-ventre, selon le cas, procure un soulagement rapide. Dès que vous entendez quelques gargouillis, la partie est gagnée.

 

Pour une tisane réussie, comment procéder ?

*Utilisez la même tisane en cure d'un mois (3 à 4 tasses par jour) si vous voulez faire une cure de nettoyage.

*Privilégiez les plantes achetées en herboristorie, pharmacie, magasin biologique ou rayon diététique/biologique des grandes surfaces.

*Gardez les plantes à l'abri de la lumière, de la chaleur et de l'humidité dans des boites opaques et fermées.

*Respectez les quantités pour les mélanges sous peine d'atténuer ou de pervertir les effets des plantes.

*Utilisez de préférence de l'eau de source ou de l'eau filtrée.

*Couvrez la tisane pour que les principes actifs ne s'évaporent pas.

*Laissez-la reposer au moins 5 minutes avant de la boire, pour laisser le temps aux principes actifs de se dissoudre dans l'eau.

*Buvez-la le plus tôt possible : plus elle est " fraîche ", meilleure elle est. Au dela de 24 heures, elle risque de perdre ses vertus.

 

Comment bien faire ses décoctions ?

La décoction concerne plutot les parties dures des plantes : racines, tiges, écorces, graines. Mettez les plantes dans l'eau froide, faites bouillir, maintenez l'ébullition 2 à 3 minutes. Laissez-les infuser avant de filtrer.

 

La tisane pour éliminer les déchets

Pour 1  tasse:

1 cuil. à soupe d'un mélange de :

* fleurs de reine-des-prés

*feuilles de fenouil

* feuilles de bouleau

* feuilles de cassis

(à parts égales)

Faire bouillir 2 minutes et infuser 10 minutes

 

* La reine-des-prés,  riche en acide salicylique, est surtout connue pour avoir  donné naissance à l'aspirine. Ses propriètés anti-inflammatoires  atténuent la cellulite. La composition complexe de ses   fleurs,  lui  confère aussi des vertus dépuratives. Elle favorise l'élimination  de l'eau retenue dans les tissus.

* Les feuilles de bouleau (betula) renferment une substance diurétique et dépurative, l'hypéroside, qui augmente le volume des urines, aide  l'organisme à éliminer les toxines et les lipides.

*Le cassis, à la saveur agréable, est diurétique : il est réputé actif contre la rétention d'eau, phénomène qui favorise la cellulite. Il est aussi connu pour aider à  éliminer l'acide urique et augmenter la résitance des vaisseaux sanguins.

*Le fenouil a un effet drainant ? Il facilite l'élimination rénale et lutte contre la rétention d'eau. De plus, c'est un antiseptique qui évite aux aliments de fermenter, donc de produire encore plus de toxines. Il stimule aussi la digestion favorisant l'élimination des déchets. Ces bienfaits sont dus à son huile essentielle et à la présence de substances actives, les coumarines.

 

La tisane drainante

 Pour 1 tasse:

1 cuil. à soupe d'un mélange de :

* artichaut

* ortie

(à parts égales)

Faire bouillir 3 minutes et infuser 15 minutes

 

- L’artichaut, utilisé depuis l'antiquité pour ses vertus médicinales, doit sa réputation à une substance aromatique, la cynarine, principe amer contenu dans ses feuilles. Il stimule à la fois la production de bile et son évacuation, pour faciliter la digestion et l'élimination des toxines. En phytothérapie, il fait partie des meilleurs draineurs hépatiques.

Ces  plantes drainantes aident le corps à mieux fonctionner et favorisent les effets d'un régime alimentaire.

- L’ortie, elle aussi dépurative par excellence, active les sécrétions  digestives - estomac, foie, pancréas, intestins. Elle diminue les acides urique, lactique et autres déchets toxiques pour l'organisme. Du fait de sa teneur élevée en hormones végétales et en vitamines, elle favorise les échanges métaboliques.

 

La tisane digestive

Pour 1 tasse:

1 cuil. à soupe d'un mélange de :

* badiane

* sauge

* verveine officinale

* serpolet

(à parts égales)

Portez à ébullition et laissez  infuser 10 minutes

 

* la badiane, qui est aussi appelée anis étoilé en raison de sa  jolie forme d'étoile, agit sur l'aérophagie, et prévient donc les ballonnements.

* La verveine  officinale est antispasmodique et digestive. Comme le serpolet, qui a en outre une action douce sur le transit.

Attention : ne confondez pas la verveine officinale (verbena officinalis) avec la verveine  odorante ( lippia citridora ) qu'on à l'habitude de boire. Celle-ci a une action digestive plus forte et stimule l'estomac.

* La sauge (salva), plante des digestions difficiles, augmente la sécrétion biliaire et a une action relaxante sur les muscles de l'estomac et des intestins. Son huile essentielle, fortement antiseptique, combat les fermentations intestinales et calme les spasmes gastriques.

 

La tisane du transit

Pour 1 tasse:

* 1 cuil. à café de bourdaine

* 1 cuil. à café d'anis vert

Faire bouillir 3 minutes la bourdaine, retirer du feu, puis ajouter 1 cuil. à café d'anis vert. Laissez infuser 10 minutes

 

* L'écorce de badiane renferme des substances actives, les glucofrangulines,  qui stimulent les mouvements des intestins et confèrent à cette plante un bon effet laxatif sans être agressif. Sa préparation s'effectue en décoction. 

Attention : ne confondez pas l'anis vert (pimpinella anisum ) avec l'anis étoilé, appelé aussi  badiane ( illicium verum ).

- L’anis vert, outre son gout délicieux, stimule les sécrétions digestives et prévient l'aérophagie.

 

Faites cette cure pendant dix jours maximum (une seule tasse par jour, au coucher), puis arrêtez si cela va mieux. Ensuite, si votre intestin joue de nouveau les paresseux, n'hésitez pas à  reprendre de temps à autre une ou deux tasses pour faciliter à nouveau le transit.

 

 

 

Nous vous souhaitons une trés bonne année, dans un corps fraîchement nettoyé, ce qui rejaillira inévitablement sur la bonne santé de votre moral.

 

                                                                               L’équipe LVN

Par La Vie Nature - Publié dans : Santé naturelle
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Mercredi 15 décembre 2010 3 15 /12 /Déc /2010 23:22

 

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LES FETES, comme on dit, se préparent...

 

 

L’esprit de noel, il me semble, c’est à chacun de nous de le vouloir et de le créer,

que ce soit le noel empreint de spiritualité, ou un moment de retrouvailles familiales, ou une pause dans nos vies trépidantes...ou tout ça à la fois (ou une occasion pour se « baffrer » eh oui).

Anciens enfants, il reste sans doute dans notre inconscient un petit coin de magie, une part de rêve, d’émerveillement.  Et si parfois la fête est teintée de tristesse, c’est aussi à nous de l’accepter et de l’envelopper de douceur.

 

Le 1er trimestre LVN se termine. Les aléas de la vie n’ont pas toujours permis d’être aussi actifs que nous le voudrions.

Les réunions-partages ont repris le rythme. Comme au début de LVN, nous nous sommes retrouvées nombreuses chez Violette puis chez Susana : tout  NATURELLEMENT le thème s’est imposé : « Comment soigner les bobos de l’hiver, les prévenir, par les méthodes NATURELLES. Nous avions toutes en mémoire certaines recettes de nos grand-mères si efficaces ( pas les grand-mères, les recettes!). 

  Le souvenir enjolivé de l’enfance nous a même rendues "agréable" l'horrible cuillère d'huile de foie de morue, le cataplasme de moutarde sur les bronches etc....

 

Recettes locales aussi ( De Serbie, de Colombie où certaines ont séjourné et ramené des trésors).

Susana se propose de faire un répertoire des traitements  naturels que nous avons expérimentés avec succés.

Prochain partage en janvier...sans doute des « trucs » pour détoxiner le foie !

 

Nous attendons aussi pour l’an prochain les cours de jardinage bio auxquels vous avez été nombreuses à vous inscrire. Notre pauvre jardinier s’est cassé le pied, « coitado » et a dû suspendre ses activités pour le moment.

                                       sapin-blanc.gif

 

Les déjeuners végétariens ont attiré peu de monde...et bien vous avez râté quelquechose !

Le premier « au nom de la rose» tendance indienne, raffiné et le deuxième " MUITO BOM" ( c’est son nom !) chinois, raffiné lui aussi. Nous vous les recommandons.

 

 

                                                       creche1.jpg

 

 

Et le clou de nos activités ? Le dîner des biogymnastes LVN au restaurant népalais Everest Montanha .Toutes les biogymnastes étaient présentes au repas ! un succés qui m'a beaucoup touchée. Comme d’hab, personne n’avait d’appareil photo !

Hein, Magali, tu aurais bien aimé voir nos têtes !

 

A vous tous et toutes, LVN souhaite  une belle fête de noel.

 

                                              avatar-blog-1004919679-tmpphpZzpyws.gif            Geneviève pour LVN

Par La Vie Nature - Publié dans : Ca s'est passé à la Vie Nature !
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